Dar Bouazza : profusion d’aménagements résidentiels et balnéaires

Un nouveau centre pour Errahma avec un zonage mixte comprenant du logement collectif avec bureaux, de l’hôtellerie et des commerces. Un grand port de plaisance prévu à  l’actuel emplacement de la petite Mrissa Sidi Mohammed.

Cantonnée il y a encore peu dans le statut de commune rurale périphérique n’offrant que des terrains agricoles en arrière-pays, Dar Bouazza est appelée à jouer un rôle crucial dans l’absorption de l’extension urbaine de Casablanca dans les années à venir. Seulement, ce territoire a manqué jusqu’à présent de fil conducteur permettant d’homogénéiser toutes ses entités. Ce à quoi remédie le nouveau plan d’aménagement de Dar Bouazza. Celui-ci englobe deux secteurs distincts de par leur situation géographique, leur mode d’occupation actuel et leur niveau d’urbanisation : Tamaris et Errahma.
Pour le premier secteur, le plan adopte des aménagements distincts selon 5 grandes séquences. La première portion, allant du chalet royal à Oued Merzeg, accueille l’habitat individuel isolé, jumelé ou en bande et un zoning qui permet de la villa isolée et de la villégiature. Par ailleurs, du fait que cette séquence dispose de deux dessertes (par la route d’Azemmour et la route côtière) et qu’elle est proche de certaines des plus belles plages de Dar-Bouazza, des offres touristiques ouvertes au grand public y sont prévues. Des équipements de loisirs y sont également programmés tels que des espaces verts, un centre de congrès et des hôtels pour renforcer l’animation de la zone.
La deuxième séquence allant d’Oued Merzeg à la pointe de Jack Beach accueille en sa partie centrale une offre en habitat économique et social qui a déjà commencé à se développer, renforcée par un nombre important d’équipements publics. Ce zonage sera également étendu à l’ouest de la séquence, ce qui permettra d’englober des poches d’habitats insalubres. Aussi, une offre d’habitat individuel est mise en valeur en front de la desserte côtière. S’ajoute à cela une zone balnéaire de faible densité prévue en face de la petite Mrissa Sidi Mohammed devant évoluer en un grand port de plaisance.
Vient ensuite la troisième séquence allant de la zone des hôtels à Tamaris III. Au niveau de la pointe de Jack Beach et la zone vacante entre le lotissement Khadija et la Marina-Blanca est instaurée une zone touristique et balnéaire. En arrière plage, et à l’arrière de la zone balnéaire et touristique, des espaces pour parkings plantés sont aménagés.
La quatrième séquence concernant la forêt de Tamaris III se distingue surtout par le fait qu’elle peut accueillir dans ses alentours des zones de commerce et d’animation.
Enfin, la séquence de l’ensemble Tamaris III accueille en front du littoral des aménagements touristiques et balnéaires en vue du développement du centre de Ben Abid. Du reste, en front de ce dernier est instaurée une zone d’une hauteur R+2 sous forme d’immeubles orientés sur espaces verts.
S’agissant du second secteur d’Errahma, les principales nouveautés apportées par le plan d’aménagement consistent en l’installation d’une bande touristique et balnéaire en front de la route d’Azemmour. En aval de cette zone, et dans la partie ouest, est établie une zone résidentielle offrant de l’habitat individuel sous forme de villas ainsi que du collectif. Sur le territoire mitoyen à ce secteur est prévu un zoning qui correspond au logement collectif sur espaces verts offrant des hauteurs qui permettront de rester homogène avec l’existant. Le centre d’Errahma sera bâti quant à lui le long d’une bande parallèle au littoral. En outre, ce centre est caractérisé par un zonage mixte comprenant du logement collectif avec bureaux, hôtellerie et commerces. Aussi, le centre sera cadré par des zonages de hauteurs différentes sous forme de logement collectif sur espaces verts, du logement économique amélioré et de l’habitat social au niveau des douars. En allant plus vers les extrémités du territoire, des zones de logement collectif de moindre hauteur prennent place. Quant aux zones situées à l’extrémité du centre, elles seront réservées à l’habitat individuel de type villa.
Tous ces aménagements ne seront certainement pas de trop pour absorber une population qui s’élève déjà actuellement à plus de 153000 et 226 000 individus respectivement au niveau de Tamaris et Errahma.