Crédit Agricole du Maroc concrétise son offre en faveur des TPE rurales

Trois types d’offres bancaires sont proposés dans le cadre du programme Al Moustatmir Al Qarawi. La banque offre un accompagnement non financier à travers le conseil, l’orientation et l’injection d’expertise. Un centre d’étude et de crédits à la TPE est créé, chargé de la coordination transversale du programme.

Le groupe Crédit Agricole du Maroc, historiquement engagé en faveur du monde rural, a lancé une offre de financement nouvelle, dans le cadre du programme intégré de financement lancé récemment. Rappelons que l’offre globale consiste à proposer un financement sans garantie allant jusqu’à 1,2 MDH, avec un taux de 1,75% HT pour les entreprises du périmètre rural et 2% HT pour le monde urbain. De plus, une garantie de 80% est apportée par la CCG. En outre, les banques s’engagent à livrer une réponse au demandeur du financement au bout de 3 semaines maximum, à compter de la date de dépôt d’un dossier de demande complet.

De par sa vocation et son expertise, CAM est prédisposé à prendre le lead sur le volet rural par rapport aux autres banques. Ce qui n’empêche pas ces dernières de s’orienter vers ce secteur, encore moins CAM à proposer des offres pour les projets dans le milieu urbain.

«L’offre que nous avons développée dans le cadre de la mise en œuvre du programme Al Moustatmir Al Qarawi est constituée de 3 composantes complémentaires concernant des cibles bien différenciées : les nouvelles créations de TPE non agricoles dans le monde rural qui ont moins de 5 ans, les nouvelles créations de TPE agricoles de moins de 5 ans aussi et les TPE agricoles existantes, à condition qu’elles apportent un élément nouveau créateur de valeur ajoutée tels qu’une modernisation, une reconversion significative de l’exploitation, des mécanismes de financement innovants….», explique Tariq Sijilmassi, président du Groupe Crédit agricole du Maroc. Notons que chaque catégorie fait l’objet de produits spécifiques, dédiés et complets, intégrant financement, adossement aux produits de garantie de la CCG et accompagnement non financier.

Le financement n’est pas le seul volet prévu par la banque. En plus de cela, «nous proposons un accompagnement non financier aux porteurs de projet à travers le conseil, l’orientation et l’injection d’expertise», souligne M.Sijilmassi sachant que la banque avec ses 60 années d’expérience a développé une connaissance fine des spécificités, des contraintes et des besoins du milieu rural. Parallèlement, la banque a développé tout un écosystème avec des partenaires de divers bords (ministère, organismes d’assurance, de formation…) qui sont mobilisés pour apporter, chacun en ce qui le concerne, une pierre à l’édifice. Par ailleurs, le top management précise que l’accompagnement devra se réaliser tout au long des différentes phases du cycle de vie de l’entreprise, que ce soit à la création ou en phase de maturité ou encore de relance, de sorte à ce que l’entrepreneur puisse développer son projet sereinement.

Pour mener à bien sa mission, le Groupe CAM a signé une convention avec Barid Al Maghrib, dans le but de développer une synergie pour le financement des TPE, ainsi qu’un ensemble d’actions conjointes pour l’inclusion financière. A travers ce partenariat, 1 200 agences dédiées sont mises à la disposition des populations rurales, soit la plus forte présence au niveau du rural. La convention vise également à assurer l’inclusion digitale. D’ailleurs, le CAM a un dispositif renforcé en matière de digitalisation. Ce relais digital est donc un nouveau type d’agences qui ne nécessitent pas la présence d’un chargé de clientèle. Il s’agit d’automates installés qui mettent en contact la personne avec un back-office en siège. De cette sorte, le client peut demander toutes les informations et conseils nécessaires.

En tout cas, le dispositif mis en place a déjà commencé à prendre forme. «Au lendemain de l’annonce officielle, nos agences ont connu un grand afflux, ce qui dénote de l’intérêt et de l’engouement suscités par ce nouveau programme auprès des porteurs de projets, jeunes et moins jeunes», précise M.Sijilmassi. A côté, un dispositif est instauré pour surveiller ces entreprises, veiller à leur fonctionnement et, de facto, limiter le taux de casse éventuel. «Nous avons mis en place un centre dédié nommé Centre d’étude et de crédits à la TPE dont la mission principale est la coordination transversale du programme, la prise en charge des dossiers déposés dans ce cadre et le suivi régulier de leur réalisation à travers le développement de processus adaptés et la mise en place de systèmes de reporting et de veille mensuels», conclut le président du groupe bancaire.