Collecte des déchets : deux opérateurs au lieu de quatre pour Rabat

Les contrats actuels vont expirer fin mars 2008, un nouvel appel d’offres est
en préparation.
Deux problèmes à  gérer : le personnel relevant des communes et la hausse des
volumes à  traiter.

La ville de Rabat s’apprête à  revoir les modalités des contrats qui la lie aux opérateurs en charge de la collecte des déchets. En effet, les contrats conclus avec les quatre sociétés que sont Tecmed, Segedema, filiale marocaine du Français Pizzorno, Onyx, filiale du français Vivendi et le consortium maroco-français SOS, avaient été conclus en mars 2002 pour une durée de six années. Certes renouvelables d’un commun accord, lesdits contrats ne seront vraisemblablement pas reconduits en l’état. C’est du moins ce qu’affirment des sources proches du dossiers qui révèlent que le Conseil de la ville est en train de mener une réflexion poussée pour revoir les termes des différents contrats. Un appel d’offres allant dans ce sens est d’ailleurs en train d’être élaboré. «Les changements qui y seront introduits iront dans le sens de la nouvelle politique environnementale dans laquelle s’est inscrite Rabat, notamment par l’entrée en service de la nouvelle décharge d’Oum Azza et la réhabilitation de celle de Oulja sur les berges du Bouregreg», explique un ingénieur de la municipalité de la ville.

La plus grande nouveauté que compte introduire le Conseil de la ville sera la limitation du nombre des intervenants. Sur les quatre sociétés en activité, le Conseil de la ville de Rabat n’en gardera que deux.

Il est aussi à  souligner que le français Segedema, gestionnaire de la décharge d’Oum Azza pour une période de 20 années, a aussi bénéficié d’une reconduction exceptionnelle de son contrat d’une durée de trois mois (janvier-mars 2008) pour être sur le même pied d’égalité que les trois autres concessionnaires dont le contrat n’arriverait à  expiration que vers la fin du premier trimestre de l’année en cours.

La nouvelle démarche pourrait, cependant, créer un gros problème : la gestion du personnel qui était employé dans les différentes communes et qui a été redéployé au sein des quatre opérateurs privés. Son avenir sera précisé dans le nouveau cahier des charges qui prendra également en compte l’accroissement de la production de déchets des différents quartiers de la ville, qui a connu ces dernières années une grande croissance démographique. Il est à  signaler que dans la seule ville de Rabat, qui a d’ailleurs été la première à  donner ce service en gestion déléguée à  des opérateurs privés, 600 tonnes de déchets sont produits quotidiennement, tandis que Salé

(880 000 habitants) en produit quelque 400 tonnes.