Ciments du Maroc passe à  l’attaque sur les marchés marocain et subsaharien

La filiale d’Italcementi compte investir 300 MDH dans la première phase d’un centre de broyage à  Tanger. Un parc éolien de 10 MW sera construit à  Safi. La réflexion sur des projets de centres de broyage le long de la façade maritime ouest-africaine est engagée.

Ciments du Maroc s’accroche. En 2014, le chiffre d’affaires de la filiale d’Italcementi s’est rétracté de 5,1%, à 3,4 milliards de DH, et ce, en raison du repli des volumes de vente consécutivement à la chute des mises en chantier de logements et au ralentissement du BTP. L’entreprise se prépare à une reprise espérée à partir de 2016 «puisque les perspectives du marché sont stables pour 2015», selon le management. Concrètement, elle compte poursuivre ses programmes d’extension des capacités de production et d’amélioration des performances industrielles, et la mise en œuvre des projets de développement annoncés en Afrique.

Sur le premier volet, la société compte, d’ici la fin de l’année, attaquer la première phase du projet de centre de broyage d’une capacité de 500 000 t à Tanger. L’investissement est de 300 MDH et la livraison prévue en 2016. Selon Mario Bracci, nouveau Dg de la société, le choix de la ville du détroit est dicté par la proximité avec l’unité de broyage de Malaga de Italcementi, déjà en surproduction.

Le cimentier a aussi décidé de poursuivre ses efforts de modernisation et d’augmentation des capacités de chargement et de stockage d’Indusaha (Laâyoune), en préparation de l’extension du broyage. Par ailleurs, un parc éolien de 10 MW sera monté à proximité de l’usine de Safi.  

Promotion de la construction durable

Au niveau continental, l’opérateur s’attelle à la sélection des pays d’implantation en cohérence avec la stratégie globale du groupe. Notons à ce titre qu’un projet d’installation d’un centre de broyage en Guinée a été présenté au conseil d’administration. Le groupe compte s’appuyer sur Italcementi pour implanter des unités de broyage, tous les 500 km le long de la côte ouest-africaine, et plus à l’intérieur dans des pays comme le Burkina Faso. L’attention du groupe est portée sur le Ghana, l’Angola, la Côte d’Ivoire, la Gambie et le Sierra Leone. Sur un autre registre, le groupe annonce un renforcement du dispositif de l’activité matériaux de construction. Ceci consistera en l’ouverture d’une nouvelle carrière de granulats dans la région de Casablanca, l’augmentation des réserves des carrières de granulats par le contrôle de terrains avoisinant les gisements actuels et l’ouverture d’une nouvelle centrale à béton à Khouribga.

Dans le développement durable, Ciments du Maroc s’emploie à prévenir et atténuer les impacts de toutes ses activités sur l’environnement. La société promeut également le développement de produits innovants respectueux de l’environnement, la construction durable et le transfert de technologies et de systèmes de gestion éco-efficients.