Catering haut de gamme en Afrique pour Rahal

Manzeh Diafa a assuré le service traiteur de la conférence de l’OCI à  Dakar
: 3000 officiels à  nourrir dont plusieurs chefs d’Etat.
Des avions de matériel et de nourriture affrétés. Un avion spécial uniquement
pour acheminer les fleurs.
Des menus adaptés aux goûts des rois et présidents.

Tout a commencé par un défi. Assurer la partie traiteur du XIe sommet de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), qui s’est tenu les 13 et 14 mars derniers à  Dakar, au Sénégal. S’agissant d’un événement aussi prestigieux, l’offre ne se refuse pas, surtout quand on s’appelle maison Rahal (Manzeh Diafa). Mais le défi prend une toute autre dimension lorsque le délai d’organisation est de deux semaines seulement. Première opération: les calculs logistiques. La Conférence islamique compte pas moins de 57 pays membres. 3 000 officiels étaient attendus, dont 60 chefs d’Etat et de délégation, qui ont été pris en charge. Comment prévoir assez de couverts, de tables, de linge et de nourriture pour un sommet de deux jours ?

Deux semaines avant l’événement, à  J-14, quatre semi-remorques ont été acheminés vers Dakar, à  partir du port de Casablanca. A leur bord : tables, chaises, nappes, des milliers de mètres de tissu pour la décoration, bref, toute la logistique de service ainsi que le matériel de cuisine, des louches aux marmites en passant par les assiettes. Les fours, frigos et cuisinières étaient dans le même chargement. Des couverts de prestige ont été sortis. Il fallait que le matériel réponde au standing des convives.

Après l’équipement, les personnes. A J-3, cent soixante membres du staff Rahal ont suivi : cuisiniers, ouvriers, décorateurs, maà®tres d’hôtel et chefs d’équipe. Le personnel est rodé pour ce genre d’opération. Surprise, sur place, le logement pour le personnel n’était pas prévu. La société a donc dû installer un campement pour le personnel sur place, avec lits et sanitaires réservés aux employés, sur la corniche, en bord de mer.

Restait le transport des denrées alimentaires périssables. Pour cela, il a été fait appel à  des avions affrétés spécialement. Les fleurs ont nécessité un avion pour elles toutes seules.«L’objectif était que tout ce que l’on allait servir soit à  100% marocain, à  part le poisson, que nous avons acheté sur place», confirme-t-on chez Manzeh Diafa.

En revanche, si la majorité des serveurs étaient marocains, 30 maà®tres d’hôtel sénégalais ont été recrutés sur place spécialement pour ce sommet. Ils ont été formés afin d’assurer le service correspondant au standing d’un tel événement. «Notre mission allait bien au-delà  de la préparation des repas, il s’agissait pour nous de recevoir et de nous occuper des rois et chefs d’Etat depuis leur arrivée à  l’aéroport jusqu’à  leur départ», affirme Abdelkrim Rahal Essoulami, patron du groupe Manzeh Diafa. Et la satisfaction des chefs d’Etat passe, dans le cas de Manzeh Diafa, par leur palais. «Il fallait connaà®tre les habitudes des chefs d’Etat, ce que nous a permis l’expérience internationale que nous avons acquise. Nous connaissons les mets préférés de chacun, ses préférences en matière de desserts, de viandes», assure M. Rahal. On n’en saura pas plus, discrétion oblige.

De la «kebsa» pour les Saoudiens et des amuse-bouche coréens pour Ban Ki-moon
Les cocktails, collations et réceptions se sont succédé au salon présidentiel, dans les locaux de la conférence et dans les résidences des chefs de délégations. Les chefs d’Etat recevaient dans leurs logements temporaires, et c’est dans ces derniers qu’un menu personnalisé a été conçu selon les goûts de chaque pays. Ainsi, les Saoudiens ont eu droit à  leur kebsa, un plat à  base d’agneau et de riz. Nos voisins subsahariens ont pu déguster des plats pimentés, qu’ils affectionnent. Le Secrétaire général de l’ONU, également présent, aurait même eu droit à  des amuse-bouche inspirés de la cuisine coréenne, un avant-goût du «menu été 2008» de la maison, qui sera présenté cet été.
Mais la maison Rahal, tout en adaptant les mets, a fait la part belle à  la cuisine marocaine. «C’est à  travers ces sommets que nous faisons la renommée de la gastronomie de notre pays», s’enorgueillit Abdelkrim Rahal. Ce genre de manifestations fait aujourd’hui la fierté du groupe. Que ce soit pour des cérémonies d’investiture de chefs d’Etat, ou des anniversaires de personnalités, Manzeh Diafa livre tout, clés en main. L’avantage pour le client est de ne pas devoir recourir à  différentes sociétés pour la nourriture, le service, la décoration ou le matériel. Pour Manzeh Diafa, c’est la maà®trise de la qualité du service qui impose de ne pas sous-traiter l’une de ses activités.