Casablanca : Le projet de réhabilitation du marché du complexe de Maà¢rif bloqué

La Chambre de commerce propose de rebà¢tir le marché en surface et de transformer le sous-sol en parking. Le montant de l’investissement est estimé à  6 MDH.

Le marché du complexe sportif de Maârif, ouvert vers la fin des années 90, est dans un état désastreux. Bien qu’il soit situé dans un sous-sol, ce marché n’est pas doté de trous d’aération, ce qui accentue l’humidité et la dégradation avancée des plafonds qui suintent dès qu’il se met à pleuvoir. Les commerçants usent ainsi des moyens de fortune comme des bâches, des cartons pour se protéger. L’hygiène est aussi loin d’être satisfaisante. Un regard principal des eaux usées est aménagé à proximité du bloc sanitaire et la canalisation des eaux usées est dans l’ensemble défaillante. C’est en tout cas ce qui a été soulevé par une commission mixte constituée de représentants de la Chambre de commerce, de Dar alkhadamat, du Conseil de la ville et de la commune de Maârif.

Pour Laila Hassani, chef de service d’animation commerciale au sein de la Chambre de commerce, «l’absence d’équipements adéquats accélère la dégradation des aliments et met en danger la santé des commerçants et des consommateurs». Le rapport établi par la commission, note qu’«il est plus qu’urgent de condamner la fosse septique». Par ailleurs, une étude réalisée par la Chambre de commerce recommande de rebâtir le marché en surface et d’utiliser l’espace actuel (le sous-sol) comme parking. Le montant de l’investissement est estimé à 6 MDH. «Ces propositions ne sont pas du goût du Conseil de la ville de Casablanca et du ministère de tutelle», confie Redouane Belaidi, vice-président de l’Association des commerçants du marché du complexe. Il assure avoir usé de tous les moyens pour faire bouger le dossier. «Mais sans la volonté des autorités, tout effort reste vain», explique-t-il. En effet, «longtemps sollicités pour intervenir, les pouvoirs publics concernés se sont montrés d’une indifférence sidérante», se désole le vice-président. De plus, les 176 commerçants qui partagent les 600 m2 du marché se disent gênés par les marchands ambulants qui leur prennent les clients. Par conséquent, certains commerçants, des anciens marchands ambulants qui ont été déplacés du vieux marché «Selk», ont ressorti leurs vieilles charrettes pour retrouver leur clientèle !