Banques & assurances : Des secteurs qui ne connaissent pas la crise

Le taux des créances en souffrance s’est creusé en octobre 2021 à 11% pour les entreprises non financières et à 9,9% pour les ménages.

Le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques (CCSRS), a relevé, lors de sa 14e réunion, que dans ce contexte actuel et tenant compte de la fin de la phase d’octroi des prêts garantis par l’Etat mis en place en réponse à la crise, l’évolution du crédit bancaire au secteur non financier resterait modérée à 3,7% en 2021 et 3,4% en 2022 avant de se redresser à 4,4% en 2023. Parallèlement, le taux des créances en souffrance s’est creusé en octobre 2021 à 11% pour les entreprises non financières et à 9,9% pour les ménages. A côté, l’exercice de macro stress test effectué par Bank Al-Maghrib sur la base des projections économiques de décembre 2021 continue de faire ressortir à cette date la résilience des banques face aux scénarii de chocs simulant la dégradation des conditions sanitaires et économiques. D’ailleurs, le résultat net des banques a enregistré un rebond au premier semestre 2021 après la contraction observée en 2020, bénéficiant principalement d’une baisse relative du coût de risque et de l’effet de base induit par la contribution du secteur bancaire en 2020 au Fonds Covid-19. De plus, les coussins de Fonds propres des banques se sont renforcés à fin juin 2021, avec des ratios moyens de solvabilité et de Fonds propres de catégorie 1, atteignant 13,8% et 10,9% sur une base consolidée. Sur une base sociale, ces rations s’établissent à 16% et 11,9% respectivement.

Par ailleurs, le secteur des assurances maintient sa solidité tout en retrouvant une bonne dynamique de croissance. Sur le plan technique, le chiffre d’affaires enregistre à fin octobre 2021 une augmentation de 9,3% par rapport à la même période un an auparavant. Cette progression profite aussi bien à la branche Vie (+13,5%) qu’à la branche Non-vie (+6,1%). Pour sa part, la sinistralité augmente pour se situer à son niveau d’avant-crise. Sur le plan financier, les placements des entreprises d’assurances s’apprécient de 6% depuis le début de l’année, pour atteindre 206,9 milliards de DH à fin octobre. Les plus-values latentes, quant à elles, s’améliorent et enregistrent une croissance de 45,6% pour s’établir à 36,9 milliards de DH, profitant de la bonne performance du marché boursier.