Bank Al Maghrib : Décélération à  5,3 pc du rythme de progression de l’agrégat M3 en juillet 2015

Le rythme de progression de l’agrégat de monnaie M3 s’est inscrit en décélération à  5,3% en juillet 2015, après 6,3% en juin 2015, en glissement annuel, selon Bank Al Maghrib (BAM).

Cette évolution reflète principalement la baisse de 6,5% des détentions des agents économiques en titres d’OPCVM monétaires, après une hausse de 3,6% le mois précédent et le ralentissement de l’accroissement des comptes d’épargne de 7,3% à 6,8%, explique la Banque centrale qui vient de publier ses indicateurs clés des statistiques monétaires pour le mois de juillet 2015. 

En revanche, le rythme de progression de la circulation fiduciaire s’est inscrit en accélération de 4,8% à 5,2% et celui des dépôts à vue auprès des banques de 5% à 5,2%, les dépôts à terme ayant enregistré le même taux de progression que le mois précédent, soit 8,3%, souligne BAM.

Par objet économique, la décélération de la progression du crédit bancaire traduit principalement le ralentissement de la croissance des prêts à la consommation de 14,8% à 5,7% et celle des crédits à l’équipement de 2,1% à 1,6%. 

S’agissant des autres catégories du crédit bancaire, les facilités de trésorerie ont accusé une baisse annuelle de 3,9%, tandis que les prêts immobiliers se sont accrus de 3%.

Par secteur institutionnel, le crédit bancaire au secteur privé est revenu quasiment à son niveau enregistré un an auparavant contre une progression de 0,9% en juin 2015, sous l’effet de l’accentuation de la baisse des crédits aux sociétés non financières privées à 2,7% après 1,9%, et du ralentissement de la progression des prêts aux ménages de 4,5% à 3,5%. 

Pour ce qui est des concours aux sociétés non financières publiques, ils se sont inscrits en hausse de 12,7% après 8,2% en juin 2015, selon la banque centrale.

En glissement mensuel, l’agrégat M3 a accusé un repli de 0,4% pour s’établir à 1.103,1 milliards de dirhams, imputable principalement à la baisse du crédit bancaire de 0,8%, et dans une moindre mesure à la diminution des créances nettes sur l’administration centrale de 0,9%. 

En revanche, les réserves internationales nettes se sont améliorées de 1,9%.

La baisse du crédit bancaire reflète la diminution de 5,1% des concours à caractère financier, de 0,9% des facilités de trésorerie et de 0,6% des crédits à l’équipement. 

A l’inverse, les prêts immobiliers ont enregistré une progression de 0,3%, en liaison avec la hausse tant des crédits à la promotion immobilière que de ceux à l’habitat. De même, les prêts à la consommation se sont accrus de 0,5%. 

S’agissant des contreparties de M3, le taux de croissance du crédit bancaire s’est inscrit en ralentissement de 2,8% à 2,3%, alors que la progression des réserves internationales nettes s’est accélérée de 9,7% à 15,6% et celle des créances nettes sur l’administration centrale de 10,8% à 19,1%.