Au moins 5 000 professionnels à  former pour accompagner le développement de la finance islamique

Le programme englobe les différentes techniques de la finance islamique. Outre les banquiers, les apprenants viennent de divers autres domaines d’activité comme le conseil, les TIC et l’industrie.

Avant d’espérer tirer profit des opportunités qu’offre la finance islamique, dite participative, les banques de la place devront nécessairement consentir de gros investissements, notamment pour former leurs équipes. Le besoin en la matière est conséquent. «Il y a actuellement près de 5000 professionnels marocains à former aux différentes techniques de la finance islamique», estime Rachid ElMaataoui, directeur général de Financité Institute. Cet organisme qui revendique le leadership en matière de formation en haute finance s’est rapidement positionné sur le créneau comme d’autres d’ailleurs, tels que les cabinets internationaux de consulting en finance islamique, Al Maali et Ifaas. Et l’engouement ne se dément pas. Après avoir formé 25 participants dans le cadre de son Executive professional master in islamic finance, Financité a déjà accueilli ces dernières semaines une 2e promotion. Les directeurs des futures banques participatives sont nombreux à prendre part à la formation mais les participants proviennent de bien d’autres horizons. «Nous formons également les employés de banques d’investissement et d’assurance», fait savoir M. ElMaataoui. Et l’on trouve encore dans le lot des participants issus de sociétés de conseil ou encore des secteurs des TIC et de l’industrie, fait savoir le DG. Tout porte à croire que les profils devraient se diversifier encore plus, à mesure que la finance islamique gagnera d’autres métiers tels que les sociétés de leasing, les fonds d’investissement, les cabinets d’avocats, les cabinets d’expertise comptable et d’audit…, selon les anticipations des experts.

Les besoins en formation se diversifient

Avec cette multiplication des profils intéressés, les besoins en formation se diversifient. La demande exprimée actuellement va de l’initiation aux fondamentaux de la finance islamique, à l’expertise sur des compétences comme l’audit chariatique, les techniques des marchés de capitaux islamiques, la gestion des risques des produits islamiques…, fait savoir le DG de Financité. Les objectifs que se fixent les participants peuvent aussi varier du tout au tout. Si l’offre d’un programme de formation aux standards internationaux, assuré par des intervenants renommés, est une exigence invariable, les participants sont aussi demandeurs d’une expérience de formation répondant à un besoin de développement personnel dans leur carrière. C’est ainsi que les organismes de formation bâtissent leurs programmes autour de composantes variées comprenant des visites académiques dans des pays, ou encore la réalisation et l’implication dans le montage d’événements en relation avec la finance islamique.