Assurance maladie obligatoire : la Cnss numérise les dossiers de remboursement

La dématérialisation constitue un préalable à  l’extension aux soins ambulatoires.
Déployé dans le Grand Casablanca depuis la mi-avril, le système sera généralisé à  toutes les agences avant la fin 2009.

La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a lancé, le 22 avril dernier, le processus de dématérialisation des dossiers de l’Assurance maladie obligatoire (Amo). Concrètement, cela signifie qu’après leur dépôt auprès des agences de la CNSS, les dossiers physiques sont transférés au siège et numérisés.
Le document en papier est conservé, pendant une quinzaine de jours, pour le contrôle interne avant d’être définitivement archivé et sa gestion se fera par la suite, entre les différents services, exclusivement par échanges de documents électroniques.
La numérisation permet une identification des dossiers grâce à des numéros d’enregistrement. Elle permet également une double classification des dossiers de remboursement ou de prise en charge des patients.

7 000 à 8 000 dossiers seront traités quotidiennement à partir d’octobre prochain
La première classification permet de faire, explique-t-on à la CNSS, la distinction entre les dossiers dits «droits ouverts» (quand le dossier est complet), et les dossiers «droits fermés» (dossiers incomplets). L’objectif est d’assurer le suivi du dossier et d’accomplir les démarches nécessaires pour la régularisation de la situation des patients. La deuxième classification, quant à elle, se fait selon la nature de la maladie. Ce qui implique une certaine spécialisation des contrôleurs de la caisse. «Il y a des agents dédiés au traitement des dossiers concernant les enfants, d’autres pour le suivi des femmes enceintes et d’autres traiteront les dossiers ALD», explique-t-on à la CNSS. Cette deuxième classification doit permettre, poursuit-on, une amélioration du suivi des malades et de la liquidation plus rapide des dossiers.
Ce nouveau système, qui s’inscrit dans le cadre de la modernisation des procédures de la caisse, permettra d’éviter des pertes d’argent pour les malades (les dossiers incomplets ou perdus ne donnant pas lieu à un remboursement) et de réaliser un gain de temps dans le traitement.
C’est également un moyen de rendre plus transparentes les relations entre les compagnies d’assurance et la CNSS en ce qui concerne le traitement des produits complémentaires de l’Amo.
Selon un premier bilan, 15 000 dossiers ont déjà été dématérialisés. Le système a été déployé, en premier lieu, dans l’agence CNSS d’Aïn Sebaâ par laquelle transite le plus grand nombre de dossiers avant d’être étendu à toutes les agences de Casablanca qui reçoivent 50 % des dossiers Amo traités au niveau national.  
L’extension de la dématérialisation à l’ensemble des agences CNSS, 66 actuellement, se fera d’ici à la fin 2009. Ce qui  permettra d’accélérer le traitement des dossiers dont le flux est de plus en plus important.
Actuellement, la caisse traite 2 000 à 2 500 dossiers Amo par jour. La cadence passera à 7 000 voire 8 000  dossiers, après l’extension, en octobre prochain, de la couverture médicale aux soins ambulatoires.
Durant les quatre premiers mois de l’année, la caisse a reçu 200 000 dossiers Amo, dont 91% ont été traités.