«La Kasbah» de Bouznika joue la carte de l’originalité

250 MDH ont été investis dans ce projet qui veut faire de la région un pôle touristique et commercial sur toute l‘année

L’aménagement extérieur a absorbé 25 % du budget.

Le complexe «La Kasbah» de Bouznika, divinement situé, est un lieu des plus animés mais aussi et surtout parmi les mieux aboutis du balnéaire de la région. Tout avait commencé lorsque Chakib Alj, séduit par le site en 1996, décida d’en faire un complexe original. Il investit 250 MDH dans un complexe de 2,5 hectares.
Aujourd’hui que le complexe est achevé avec la livraison de la dernière tranche de 19 appartements sur un total de 124, l’endroit dégage harmonie et originalité. C’est que M. Alj a mis tous les atouts de son côté pour mener à bien son projet.
En effet, cet investisseur, qui en était à l’époque à sa première opération dans l’immobilier, s’était attaché les services d’un architecte espagnol, Enrique Hidalgo, secondé par la Marocaine Amina Lahlou. «L’idée était d’offrir des produits comparables à ceux que la clientèle nationale allait acquérir en Espagne. Pour cela, il fallait réussir une sorte d’implantation d’un pan de vieille médina souirie, marrakchie ou fassie face à l’océan. Pour ce faire, aucune concession ne pouvait être faite quant au choix des matériaux et à l’originalité du mobilier. Et là, je ne me paie pas de mots car 25 % du budget ont été absorbés uniquement en aménagements extérieurs», explique Chakib Alj.
Le résultat ne s’est pas fait attendre car «La Kasbah» est une réussite architecturale aux standards de qualité internationaux et au goût de ceux qui l’ont choisie. En fait, l’engouement de la clientèle a accompagné le projet dès le départ puisque 40 % des 105 appartements vendus au titre de la première tranche avaient été achetés sur plan.

La commercialisation est en bonne voie
Aujourd’hui, il ne reste guère qu’une vingtaine d’appartements et quatre commerces à vendre. Le site compte quatre restaurants avec une belle vue sur la mer, une supérette, une boulangerie, deux magasins d’habillement, un salon de thé, un salon de beauté avec hammam et une salle de jeux, explique le responsable de la commercialisation. Même l’écueil de l’entretien du site a été évité puisque la gestion a été confiée à une société spécialisée.
Dès le démarrage du projet en 2002, l’investisseur a tablé sur une clientèle particulière (des couples de plus de 50 ans, notamment) qui en ferait sa résidence principale car, explique-t-il, «le site est à mi-chemin entre Casablanca et Rabat». Une telle perspective ferait de la région non pas une destination saisonnière mais un pôle touristique et commercial sur toute l’année

La Kasbah, c’est un pan de vieille médina que l’on a voulu installer face à l’océan. Le choix des matériaux utilisés et du mobilier participe de cette ambition.