Accor obtient enfin le visa de conformité pour le Casa city center

C’est le ministère de l’Intérieur, département de tutelle de l’Agence urbaine, qui a tranché.
Accor annonce que les délais de réalisation seront respectés.

Accor a finalement obtenu le feu vert définitif pour le lancement des travaux de son Casa city center, dont la première pierre avait pourtant été posée en grande pompe à Casablanca le 4 avril dernier, en présence de plusieurs membres du gouvernement. La décision de délivrer le visa de conformité a été prise vendredi 3 décembre au ministère de l’Intérieur, lors d’une réunion à laquelle ont assisté les responsables de la ville de Casablanca (wali et maire), les représentants du CRI (Centre régional d’investissement), l’Agence urbaine de Casablanca et le groupe Accor.
Jusque-là, le chantier était bloqué du fait que l’Agence urbaine, organe chargé de veiller au respect de la réglementation en vigueur en matière de construction et d’habitat, refusait d’accorder au promoteur l’autorisation définitive de construire, estimant que certaines normes ne seraient pas respectées. L’agence demandait quelques précisions techniques, notamment l’emplacement précis du futur hôtel Sofitel. De même, elle estimait que l’hôtel Marhaba, situé juste à côté, se trouverait gêné par certaines dispositions du plan d’aménagement du Casa city center. Selon des sources bien informées, l’agence contestait en fait la hauteur de l’hôtel.

Les hôtels Sofitel et Ibis ouvriront début 2007
En tous les cas, Accor pourra finalement commencer ses travaux. Certes, explique Marc Thepot, directeur d’Accor Maroc, le lancement des travaux a pris trois mois de retard, mais les chantiers débuteront dès le début de janvier prochain. Ainsi, précise-t-il, le délai livraison sera respecté. Par conséquent, les hôtels Novotel et Ibis, soit 550 chambres, viendront renforcer la capacité d’hébergement de la ville début 2007.
Il faut dire que la réglementation à laquelle se réfère l’Agence urbaine date de plus de vingt ans, et le groupe Accor aura pesé de tout son poids pour obtenir une dérogation, même si ses responsables ont surtout joué de leur mauvaise humeur pour faire pression sur les autorités. N’a-t-on pas entendu Jean Michel Reznik, le DG d’Accor France, lancer, lors de son intervention à l’occasion des Intégrales de l’investissement, qui se sont tenues les 1er et 2 décembre à Skhirat, que ce qui détermine le groupe Accor à investir, c’est d’avoir au niveau local des municipalités capables de prendre des décisions. Marc Thepot, lui, ne dit pas autre chose quand il affirme qu’«il faut que le cadre réglementaire soit en harmonie avec la volonté affirmée du Maroc d’attirer les investissements». Dans tous les cas, eu égard à l’importance du projet pour le secteur touristique et la carrure de l’investisseur qui est aujourd’hui le principal opérateur hôtelier de la place, il était impensable que l’Etat laisse pourrir la situation .