750 entreprises françaises implantées au Maroc et 90 milliards de DH investis

250 nouvelles implantations depuis 2006.
Casablanca, Rabat puis Tanger sont les premières destinations.
L’ingénierie et les concessions drainent 23% des investissements.

L e Maroc est la première destination des investissements directs français en Afrique et dans la zone Afrique du Nord Moyen-Orient. C’est ce qu’a révélé le service économique de l’ambassade de France à Rabat qui a rendu publics les résultats d’une enquête réalisée entre décembre 2009 et le printemps 2010. En 2009, 750 filiales et entreprises à participations françaises sont dénombrées dans le Royaume, contre 529 trois ans plus tôt, soit une hausse de 40%, contre une progression moyenne de 15% au niveau mondial sur la même période. Dans le monde, le Maroc se situe au second rang des destinations émergentes des IDE français, ex aequo avec l’Inde et derrière la Chine qui compte 2 195 implantations originaires de l’Hexagone.
En valeur, le Royaume accède à la première place avec un stock de 8,1 milliards d’euros en 2008 (près de 90 milliards de DH), devant la Chine (Hong-Kong non compris) qui comptabilise 6,9 milliards (76 milliards de DH) et l’Inde 1,9 milliard (21 milliards de DH). Par rapport à 2004, année durant laquelle il s’élevait à 2,4 milliards d’euros (26,4 milliards de DH), le stock des IDE français au Maroc a plus que triplé en 2008.
Il est toutefois important de rappeler qu’entre 2008 et 2009, les flux d’IDE ont chuté de 29% à 7,5 milliards de DH, à cause de la crise.

Le quart des investissements va aux concessions et à l’ingénierie

Comme on pouvait s’y attendre, les Français investissent davantage à Casablanca  qui accueille 513 filiales et participations contre 356 en 2006. A Rabat, elles sont 87, soit 47,5% de plus. Fait remarquable, Tanger est passée de 26 implantations à 76.
Dominique Bocquet qui dirige le service économique régional au sein de l’ambassade française au Maroc, parle de l’effet Renault qui, en choisissant la zone de Tanger Med, a entraîné, dans son sillage, un nombre important d’équipementiers dont certains se sont installés à Tanger free zone (TFZ). Les autres investissements sont éparpillés entre Marrakech (23 entreprises), Agadir (10), El Jadida (8).
Au niveau sectoriel, une quinzaine de branches d’activité est principalement ciblée. L’ingénierie et les concessions drainent 23% des investissements. Cette part s’explique  par la présence de Suez (à travers Lydec et Sita entre autres) et Véolia, tant dans la distribution d’eau et d’électricité que dans le ramassage des ordures, et l’arrivée d’autres gros opérateurs dans le transport public et les gros chantiers d’infrastructures. L’industrie mécanique, la sidérurgie et la défense accaparent 14 % de la manne quand l’électronique et les technologies de l’information et de la communication (TIC) n’en reçoivent que 12,4%.