150 000 touristes italiens attendus en 2005

S’il est un marché difficile à maîtriser et à capter, c’est bien le marché italien. C’est peut-être pour cette raison que le ministre du Tourisme, Adil Douiri, et Abbas Azzouzi, DG de l’ONMT, étaient présents dès l’ouverture, lundi 14 février, de la Foire internationale de Milan, troisième salon mondial du tourisme après ceux de Berlin et de Madrid. Atlas Blue et les conseils régionaux du tourisme, notamment celui de Rabat, le seul à être représenté par son président, étaient aussi de la partie.
En 2004, ce sont quelque 112 000 touristes italiens qui ont séjourné au Maroc. Si le volume global de ces arrivées reste encore peu significatif, il est cependant en reprise de 13 % par rapport à 2003. «Depuis trois ans, nous avons mené une multitude d’actions de sensibilisation auprès des tour-opérateurs, des agents de voyages et des médias italiens pour capter l’attention des touristes italiens, et tout ceci avec des budgets dérisoires», souligne Nchirah Naciri, directrice de la délégation de l’ONMT en Italie. A l’évidence, il faudra des moyens plus conséquents pour arriver à l’objectif de 500 000 touristes à l’horizon 2010.

Le budget de la délégation de l’ONMT à Milan a été triplé
Pour 2005, le ministère du Tourisme table sur une progression de 30 %, à 150 000 arrivées, mais les responsables savent qu’il faudra un travail de longue haleine pour y arriver. «C’est un marché difficile parce que déstructuré. Il n’y a pas de gros TO. C’est donc un travail de fourmi qu’il faut entreprendre pour susciter l’intérêt», souligne M. Douiri. La délégation de l’ONMT de Milan a donc été dotée d’un budget de 28 MDH, soit trois fois plus que l’année précédente, pour mener ses actions. Celles-ci se déclinent en plusieurs axes. D’abord, la distribution. L’objectif étant de développer la présence de la destination Maroc chez les TO et former les agents de voyages grâce à des éductours et des work-shops. En matière de relations publiques, il faut créer la tendance Maroc et cibler davantage une clientèle jeune. Enfin, en matière de communication, le défi est de développer une image valorisante, avec un positionnement différencié et orienté vers le balnéaire. Dès le mois d’avril, l’ONMT lancera, sur les différents médias italiens, une vaste campagne institutionnelle dont le coût sera de 10 MDH.