Walid Regragui un homme de défis

Après un bref passage au Qatar où il a remporté avec le club Al-Duhail le championnat local en 2020, Regragui retourne dans ce pays, mais cette fois en tant que sélectionneur national pour les finales de la Coupe du Monde.

Le nouveau sélectionneur de l’équipe nationale du Maroc, Walid Regragui, un homme pragmatique et passionné, au parcours atypique, est sans conteste le mieux indiqué pour prendre en charge le staff technique des Lions de l’Atlas.
Walid Regragui, né en 1975, appartient à une famille marocaine issue de Tétouan qui a immigré en France au début des années 70. Mordu du ballon rond depuis son plus jeune âge, il a rejoint de nombreuses équipes amateurs au début de sa carrière, jusqu’à ce qu’il signe son premier contrat professionnel lors de la saison 1998-1999 avec le Racing de Paris, où Bouderbala et Krimo ont joué pendant les années 1980, et Belmahjoub et Tibari pendant les années 1960.
Après le Racing, il a porté le maillot de Toulouse et d’Ajaccio, avant de débarquer en Espagne en 2004, plus précisément au Racing Santander, pour lequel il a joué deux saisons couronnées de succès, avant de retourner en France pour porter les couleurs des équipes de Dijon et Grenoble.
Il a également joué pour l’équipe nationale marocaine entre 2001 et 2009 et a été parmi les meilleurs joueurs lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations organisée par la Tunisie en 2004, au cours de laquelle l’équipe nationale a atteint la finale.
Walid Regragui a débuté sa carrière comme entraîneur en tant qu’adjoint du sélectionneur de l’équipe nationale à l’époque, Rachid Taousi, lors de la finale de la Coupe d’Afrique en Afrique du Sud en 2013. Les responsables du FUS de Rabat lui ont fait confiance en 2014, dans le cadre d’un projet professionnel de football, et il est arrivé à remporter le premier championnat de l’histoire du club en 2016, en plus de la prestigieuse Coupe du Trône en 2014.
Après une expérience réussie et exemplaire avec les FUS de Rabat, il rejoint le club qatari Al-Duhail, et remporte le championnat en 2020. En 2022, il remporte avec le Wydad la Ligue des champions d’Afrique pour être le deuxième entraîneur marocain après Houcine Ammouta à réaliser cet exploit. Il a également remporté à plusieurs reprises de nombreux titres individuels, comme le meilleur entraîneur de la Ligue marocaine à 3 reprises, en 2015, 2016 et en 2022.

Focus

Ces entraîneurs qui étaient à deux doigts de la participation au Mondial

Depuis la première participation du Maroc à la Coupe du monde, de nombreux joueurs ont été écartés de la liste officielle à la dernière minute. Si les joueurs peuvent vivre plus fréquemment cette déception, il n’en est pas souvent de même pour les sélectionneurs nationaux. Pourtant cela est bien arrivé à trois entraîneurs qui ont connu ce sort.
Ainsi, en 1970, en route vers le Mexique, le Français Guy Cluseau a été limogé de son poste d’entraîneur de l’équipe nationale marocaine, malgré le parcours éblouissant de cet entraîneur lors des éliminatoires de la Coupe du monde. Il a été remplacé par le Yougoslave Vidinik.
Lors de la Coupe du monde 1994 aux États-Unis, et avant le dernier match éliminatoire de l’équipe nationale contre la Zambie à Casablanca, devant l’étonnement du public marocain, l’entraîneur Abdelkhalek Louzani, qui est arrivé à former une équipe forte et jeune, a été écarté, pour être remplacé par feu Abdellah Blinda.
Vahid Halilhodzic est le troisième sélectionneur à subir le même sort, il a été limogé et remplacé par Walid Regragui.