Visa for Music… sixième

La sixième édition de Visa For Music a pris place ce 20 novembre à Rabat. Jusqu’au samedi 23 novembre tout un programme de showcases, de conférences, de speed-meetings et de formations se tient dans le prestigieux Palais Tazi, au Théâtre national Mohammed V, au Cinéma et au Club Renaissance.

Et de six pour Visa For Music ! Le premier marché régional de la musique revient pour une édition qui consolide les acquis et les objectifs des précédentes. Soutenir la création en Afrique et au Moyen-Orient, mais également créer des passerelles et des réseaux d’artistes et de diffusion : tels sont les objectifs de ce rendez-vous qui gagne en notoriété et en valeur à chaque édition.

L’édition 2019 offre quelque quarante concerts musicaux, en plus des rendez-vous entre professionnels, des expositions de professionnels du secteur, des échanges d’experts et surtout des ateliers de formation, en vue de professionnaliser le domaine dans la région. Cette année, la Région de l’Oriental vient de signer un partenariat annuel, via l’Agence de l’Oriental, en vue de faire profiter musiciens, artistes, professionnels, ainsi que directeurs de festivals et représentants de l’Agence de l’Oriental de l’intégralité des activités de Visa For Music.

Tout en musique

Si Visa For Music est un exceptionnel festival de musiques du monde, il s’agit avant tout d’un rendez-vous destiné aux professionnels. Les artistes sont invités à exprimer sur scène le meilleur de leur création dans le court format (40 minutes) du showcase. Parmi les 1000 candidatures reçues, une quarantaine de noms ont été annoncés dans le cru 2019.

Du Maroc, le public a droit aux concerts de Jaylann, SoukainaFahsi, Araw N Fazaz (Younes Baami), Aziz Ouzouss, DJ Ucef, Grey Stars, Hamid Bouchnak, Hamza El Fadly, Lazywall, Les Insoumises, Nessyou, Qalam& Adil Smaali, Shauit&Wachmn’hit, Slatucada, Sophia Charaï, SoufianeNhass et Vala Wind.
Le reste du continent est présenté par Aida Samb (Sénégal), Almena (Egypte), Dendri (Tunisie), DJ Suraj (Kenya), DJAM (Algérie), Edith Weutonga (Zimbabwe, France, Ghana), Germaine Kobo& Bella Lawson (Belgique, Togo), Isabel Novella (Mozambique), Kader Tarhanin (Mali), Lindsey Abudei (Nigeria), Lucia de Carvalho (Angola), Natacha Atlas (Egypte, France), Samira Brahmia (Algérie), Sandra Nakouma (Ouganda), Senge (Cameroun), Siti& The Band (Tanzanie), Tambours Sacrés de la Réunion (Ile de la Réunion), Tan Tan (Liberia), Teriba (Bénin) et Tiwiza (France, Algérie). Ayloul (Jordanie), Majaz (Bahreïn) et Rasha Nahas (Palestine) viennent représenter la scène alternative du Moyen-Orient.

D’autres groupes issus de l’international sont invités pour participer aux festivités du VFM : Addictive TV du Royaume-Uni, Namgar de Russie, Paco Renteria du Mexique, The Tune de la Corée du Sud et Yone Rodriguez d’Espagne.  Le programme et la billetterie sont disponibles sur le site www.visaformusic.com.

La formation continue

Dès sa première édition, VFM a mis la formation au cœur de ses engagements. Partant du constat du manque de professionnalisme du secteur de la musique dans la région et de son impact sur l’émergence d’une scène forte et compétitive à l’international, VFM a organisé une vingtaine de formations et ateliers, chapeautés par des spécialistes dans diverses branches, allant du laboratoire d’écriture journalistique à l’atelier de direction technique, en passant par l’apprentissage du Dabke Folk Dance, ainsi que plusieurs stages techniques en régie, ce qui constitue pour nombre de jeunes professionnels de plonger dans les coulisses d’un festival et de travailler en immersion totale, afin de mettre en pratique les connaissances acquises lors de leur formation. Sachant rares les possibilités de stages encadrés dans les festivals professionnels, VFM offre une opportunité exceptionnelle de prendre part à l’organisation, la coordination et la production d’un événement d’envergure.

Pour ne rien changer à son engagement, VFM offre pour cette édition un atelier de management culturel à l’Institut français, afin de permettre aux artistes des showcases d’être autonomes en gestion de mobilité, booking de festivals et concerts, gestion de frais, etc.

Un coaching scénique permettra aux artistes d’investir la scène : vaste programme, contrairement à ce que l’on croit et qui est encadré par le coach scénique Philippe Albaret.Dans les coulisses de la régie, au Palais Tazi et les différents lieux du festival, une formation technique son et lumière est donnée, avec deux jours de théorie et quatre jours d’immersion dans les coulisses des showcases de Visa For Music, avec l’équipe technique du festival.

Petit bilan de VFM

Il y a, maintenant, six ans que le premier marché de musique d’Afrique et du Moyen-Orient est né à Rabat. Et pour cause. Le dynamisme artistique de la région se heurtait au manque de visibilité des artistes à l’international. La mise en valeur de la création artistique d’Afrique et du Moyen-Orient, principalement dans les musiques du monde et musiques actuelles, s’est alors imposée comme une évidence pour Brahim El Mazned, fondateur de ce premier marché régional et grand militant pour la diffusion de la musique.

En cinq années de vie, malgré les péripéties et les difficultés financières, Visa For Music s’est imposé à l’échelle de la région, comme un rendez-vous incontournable, ouvert sur l’Afrique, le Moyen-Orient, mais également l’Europe, dont les bookers et les producteurs sont devenus des habitués.
Chiffres à l’appui, VFM s’assure une visibilité et un retentissement exceptionnels, grâce aux 7 200 professionnels ayant participé durant les cinq éditions et dont 1500 sont des artistes, s’étant produits dans 250 showcases et 28 after-midnight et/ou ayant participé aux 26 ateliers et formations de VFM. Ils ont été 350 exposants à venir de 170 pays. On compte 2810 speedmeetings entre les professionnels participants, sans parler des 1500 journalistes qui ont assuré une belle visibilité à l’événement. Enfin, pas moins de 64 000 spectateurs ont répondu présent à Visa For Music, durant les cinq dernières années. On en attend davantage cette année !