Trois jours de sport et de musique à  Dakhla

Faudel, Burning Spear, Hani Chaker, Saïda Charaf et Abdelaziz Stati ont fait vibrer le chaleureux public de Dakhla.

Trois jours de musique, de sport et d’échange culturel pour la grande joie des habitants de Dakhla. En fait, le festival de leur ville est devenu un rendez-vous attendu avec impatience chaque année. Cette jeune femme sahraouie l’exprime ainsi, ce premier soir du festival, sur la place Hassan II où se produisent les artistes  : «S’il n’y avait pas ce festival, nous n’aurions jamais pu voir de si près et saluer Najat Atabou et Kadem Saher».  
La jeune femme, élégamment habillée pour la circonstance, fait allusion aux deux stars de la chanson qui avaient conquis les Dakhlaouis l’année dernière. Cette année, d’autres stars sont venues pour marquer la troisième édition de ce festival de Dakhla Mer et Désert : il s’agit de Faudel, Hani Chaker, Saïda Charaf, Abdelaziz Stati, Winston Rodney, alias Burning Spear, et d’autres encore. Entre Faudel, «le petit prince du raï», comme ses fans aiment l’appeler, et la foule venue nombreuse l’écouter le premier soir du festival, le courant a vite passé.
Les festivaliers ont chaleureusement accueilli la star franco-algérienne  du raï. Faudel a bien voulu rendre, comme il l’a annoncé dans sa conférence de presse l’après-midi, «aux habitants de Dakhla l’accueil chaleureux  qu’ils lui ont réservé». Si le deuxième soir du festival a été marqué par les concerts donnés par Saïda Charaf et le chanteur égyptien Hani Chaker, à la soirée de clôture, c’est Abdelaziz Stati qui brilla de mille feux à Dakhla. Le très populaire chanteur du chaâbi (il est aussi bien à l’aise à Dakhla qu’à Casablanca ou Rabat) a enchanté, par sa voix et les rythmes de son violon, le public qui reprenait sans faillir avec lui quelques morceaux. Il a bien bougé sur scène, car, «le musicien, a-t-il glissé souriant à la presse, est comme un guerrier, là où on le convie, il doit bien batailler». Minuit passé,  quelques fêtards festivaliers,  refusant de se laisser emportés par le sommeil, poursuivent la fête sous les bivouacs de Foum Labouir.
 Si la musique, le soir, pendant les trois jours du festival, a été au centre de la fête, le jour, ce sont les sports nautiques, notamment le kitsurf et le windsurf, qui ont dominé sur la lagune bleue de Dakhla et sous un soleil éclatant.  Les organisateurs de l’événement, Mami Boussif et José Hamal, devraient se réjouir pour avoir réussi, en dépit de quelques couacs qui peuvent arriver dans tout événement de cette taille, à satisfaire des milliers de festivaliers pas toujours faciles à gérer.
A l’année prochaine.