Tanjazz fête ses 20 ans

Le festival Tanjazz annonce une riche programmation pour sa vingtième édition. Du 15 au 22 septembre, toute la ville de Tanger vibrera sur des rythmes issus du monde entier. En plus de la programmation officielle, accueillie par le sublime palais des Institutions italiennes, un programme off et des scènes gratuites prolongeront les festivités pour cette date anniversaire.

Pour ses vingt ans, Tanjazz ne fera pas quatre, mais huit jours de fête. En plus de la programmation officielle, accueillie par le sublime palais des Institutions italiennes, un programme off et des scènes gratuites prolongeront les festivités pour cette date anniversaire. Le festival s’étalera dans les lieux incontournables de la ville, en envahissant de ses mélodies le paisible jardin du musée de la Kasbah, la moderne gare TGV et le vibrant Tanger City Mall, l’espace d’animation culturelle Tabadoul, ainsi que les hôtels partenaires Barcelò, Continental, Marina Bay…

On la veut mémorable cette édition. C’est pour cela que dans le lot des invités, pas moins de 28 artistes ou formations ont déjà été plébiscités sur les scènes de Tanjazz. Parmi eux figurent des artistes historiques, dont certains avaient généreusement lancé la première édition du festival, puis d’autres découverts à Tanger, avant de devenir des têtes d’affiche. Car oui, le festival a fait ses preuves et est devenu une référence incontournable pour les jeunes talents.

Demandez le programme !

Que ce soit pour le festival en off, le volet gratuit ou le menu officiel, le programme fait rêver. Dès dimanche 15 septembre, la scène BMCI ville accueillera l’ouverture du Tanjazz avec le Marocain Fouad Hani, toujours fidèle à son style «bambaraouia» cool et dansant, découvert en 2008. Dès lundi, Wab déchaînera sa Funky Machine et son talent d’human beatboxer, précédemment vu en 2011.

Les quatre baroudeurs d’Awek, passés par le Tanjazz en 2012, repasseront mardi soir pour un concert blues, avant de se produire au Tabadoul, puis sur la scène Skoda au Palais, en fin de semaine.
Vous ne le savez peut-être pas, mais Sylvia Howard et The Black Label Swingtet se sont produits gracieusement lors de la première édition du Tanjazz. On les retrouve pour la «Grande soirée d’avant-première» proposée mercredi à 21h au Barcelò. Après leur passage en 2011, les talents britanniques The Jive Aces sauront de nouveau faire bouger les foules, tant sur la scène gratuite du mercredi que plus tard dans la semaine au très dansant club Audi.
Pour la troisième fois à Tanger, les Circular Time mettront le feu avec leur funk torride, attendent de pied ferme, jeudi sur BMCI Ville, vendredi au jardin du musée de la Kasbah et dimanche en clôture.

Pour ouvrir le programme du Palais Moulay Hafid, le 19 septembre, l’Italien Nico Morelli déploiera son talent de pianiste subtil, ses impros aériennes et ses fusions folkisantes. Pour l’anecdote, le pianiste découvert lors de l’édition n°1 fut qualifié, l’année suivante, au festival de Saint-Germain-des-Près de «révélation de Tanjazz».

Deux autres jeunes pousses, révélées au Tanjazz, animeront la soirée du jeudi qui se poursuivra au Club Audi. Anne Sila (promotion 2016), timbre sensible et sentiment à fleur de peau, et Kicca (2010), forte présence et soul explosive, devenues, depuis, de grands talents féminins du jazz.
Si vous vous rappelez l’affiche de 2009, vous visualisez la sublime Shakura S’Aïda, reine rock’n soul qui se produira vendredi soir.
Et comme il n’y a pas que la scène principale au Tanjazz, on aura la chance de revoir Nina Van Horn, multirécidiviste du festival (en 2010 et 2016), qui va contaminer le public de soul, jazz, R’n’B.

On reverra aussi David Costa Coelho, aperçu en 2006 et en 2014, ou encore le binôme belgo-hollandais David Linx & David Wissels et les Swing Messengers, déjà vus en 2001.

Mais la vraie fête se passera samedi soir, avec le retour magique de la Buika. Pour ceux qui l’ont ratée en 2014, l’occasion est en or, puisqu’elle vient en pleine promotion de son travail avec Santana. Pour ne pas interrompre la transe, les autres scènes seront hantées par les Puissance Jazz Big Band, la délicieuse Morgan Ji, ovni de la world électro, les délurés de The Wanton Bishop et Yvan «Melon» Lewis, l’un des pianistes les plus doués de l’actuelle génération cubaine.