On ne se mentira jamais

Le Mégarama a accueilli Fanny Cottençon et Jean-Luc Moreau qui ont interprété la pièce «On ne se mentira jamais», récompensée par le Molière de l’auteur en 2015.

Drôle de pièce à proposer au public à la veille de la Saint-Valentin! «On ne se mentira jamais», signée par le dramaturge français Eric Assous, a été jouée au Megarama, le 11 février dernier, au grand bonheur d’un public venu nombreux. La pièce fait partie de la sélection de la sixième saison des théâtrales.

Au casting, deux grands noms du théâtre français: Fanny Cottençon, pétillante et joueuse et Jean-Luc Moreau qui, malgré l’âge, ne manque ni de charme ni de talent, puisqu’il assure la mise en scène de la pièce. Eric Assous, grand auteur récompensé d’un Molière et fin psychologue, y dissèque la vie de couple avec une maîtrise désarçonnante et déterre les vieux mensonges qui enflent sous le quotidien paisible en apparence.

Tout commence par un banal accident de voiture, qui remet en surface une histoire de cœur vieille de vingt-cinq ans. Marianne (Fanny Cottençon) en fait une crise de jalousie qui défie le bon sens tant l’histoire est ancienne. Telle un détecteur de mensonges, elle interroge son mari qui, dépassé par les événements, gagne la pitié des spectateurs. Mais l’hystérie de Marianne, qui exaspère au plus haut point, finit par dévoiler une incroyable intuition féminine…

Si On ne se mentira jamais n’est pas la pièce la plus réussie d’Eric Assous, selon les critiques français, elle n’en demeure pas moins intéressante de par sa trame et ses soubresauts, comme de par l’effet qu’elle eut sur le public casablancais. Rires nerveux, silences gênants et timides applaudissements. A croire qu’Assous a mis le doigt là où ça fait très mal !