Marrakech du rire : de la vanne, du théà¢tre et de la comédie !

Dans la magnificence de la ville ocre, la deuxième édition du Marrakech du rire a réuni les incontournables de la scène humoristique. Voyage dans une sphère pas si privée que ça.

Que mes nouveaux abdos saillants, mes courbatures à la mâchoire, et mes crampes d’applaudissement témoignent de la réussite de la deuxième édition du festival du rire de Marrakech, tenue du 6 au 10 juin courant. J’en ai même découvert qu’il est possible de transpirer des dents à trop rire ! Ambiance glamour, chic et friquée ? Même pas ! On ne rencontre que des éclats de rire, des regards complices, dans une ambiance des plus intimistes. Alors vous imaginez, vous, un week-end au soleil, avec comme voisins de transat toute la troupe du Jamel Comedy Club ? Récit.

L’humour, universel

«Ma volonté est de rendre ce festival international ! Voir des gens de partout débarquer sur scène !». OK Jamel, pari tenu ! Pour le premier soir, c’est le grand Hassan El Fad qui va mener sa troupe de comédiens autour d’une halqa. Art ancestral et populaire remis au goût du jour et servi très chaud au Théâtre Royal, une scène en arène, aux allures gréco-romaines. Le lendemain, l’Algérien Abdelkader Secteur prend la relève avec un spectacle décapant ! Au même moment, Jamel drape le palais Badii d’une intimiste ambiance de confidences en se livrant entièrement dans Tout sur Jamel. Et pour sa première partie, deux OVNI japonais présentent un show visuel inénarrable ! A ensuite fait l’unanimité, le jeune Rachid Badouri, québécois d’origine marocaine, simplement hilarant.
Quant à la troupe du Jamel Comedy Club, c’est un brassage de couleurs, de styles et de nationalités ! D’ailleurs, thème récurrent durant tout le festival : l’identité. Chacun, comme pour se présenter, commence par rire de ses origines. Un humour ethnique qui fait se tordre de rire un public aussi éclectique que les artistes ! Des appréhensions face au public marocain ? Le comédien Dubosc répond : «Un public qui vient en ayant envie de rire, c’est par définition un bon public !». Affirmatif !

Un gala spectaculaire et surprenant, mais pas que…

Le matin du 10 juin, jour du grand gala, l’habituel calme du petit-déjeuner est perturbé par une étrange agitation. On dirait que dans la nuit, il y a eu comme un débarquement de stars ! On croise la belle Noémie Lenoir, rayonnante, qui discute avec le comédien Ary Abittan. François-Xavier Demaison les rejoint, hésitant entre croissant et petit-pain au chocolat ! La jeune Bérengère Krief s’agite entre amies, Virginie Hocq traîne sa valise dans les couloirs, et Franck Dubosc profite d’un jus d’orange sur la terrasse en jetant un œil (presque) paternaliste sur la piscine où Fadza, Redouane Harjane, Tony Saint-Laurent et Gustave Parking s’amusent comme des enfants. Une ambiance «cool» qu’on retrouve jusqu’au gala. Tout le monde semble à l’aise, le rire d’Omar Sy résonne au palais Badii et le public s’enflamme quand Gad Elmaleh crée la surprise et débarque comme à la maison !

S’ajoute à cette programmation unique, les Master Classe d’Oscar Sisto. «Jamel tenait absolument à ce qu’il y ait un espace formation au MDR. On a commencé par la compréhension de la scène, de la voix, et j’étais très fier car on a réussi à donner des indications, malgré la barrière de la langue. La troupe est constituée que de Marocains ! Ils sont très réceptifs !». Toujours à l’affût de nouveaux talents, on pouvait applaudir des courageux qui sont montés sur les scènes ouvertes du Carré Rouge. D’ailleurs, l’évènement dure tout le mois de juin, et les lauréats pourront rejoindre la fameuse troupe du Jamel Comedy Club ! Hâte d’être à l’an prochain.