Le Festival de Marrakech: 15 ans de rayonnement et d’ambition sans limite

Le Festival international du Film de Marrakech se positionne désormais comme un rendez-vous cinématographique d’envergure mondiale qui séduit de plus en plus les grandes stars du 7è art. En soufflant cette année sa 15è bougie, cette messe annuelle ne cesse de gagner en rayonnement pour s’ériger en prestigieuse vitrine ouverte sur la créativité et la pluralité des expressions culturelles.

Dès sa première édition, cet événement phare a drainé des sommités du cinéma mondial, à l’image des deux grands réalisateurs américains Francis Ford Coppola et David Lynch ou encore l’acteur britannique Sean Connery, et continue, avec la même ambition, d’accueillir des vedettes ayant marqué de leur empreinte l’histoire du 7è Art.

En l’espace de 15 ans, le Festival de Marrakech, qui célèbre la diversité et la créativité, a mis à l’honneur une constellation de stars du grand écran et de nombreuses expériences cinématographiques: le Maroc, l’Espagne, l’Italie, l’Egypte, le Royaume-Uni, la Corée du Sud, la France, le Mexique, l’Inde, la Scandinavie, le Japon et le Canada.

Evènement incontournable de l’agenda cinématographique international, le Festival de Marrakech prévoit chaque année une série d’hommages à de grandes figures nationales et internationales du monde du cinéma.

Le cinéma marocain est présent à ce festival à travers des films en compétition officielle, hors compétition ou dans le cadre de la sélection « Coup de cœur », accaparant l’attention des cinéphiles, des critiques et du grand public, outre les projections grand public à la place Jamaâ El Fna et les hommages rendus à des artistes marocains.

Les longs-métrages en compétition officielle sont sélectionnés selon des critères rigoureux en conformité avec l’esprit du Festival qui consacre la diversité et le soutien aux jeunes talents. Ainsi, bon nombre de films en lice pour la très convoitée Etoile d’Or sont soit une première ou une seconde œuvre.

Le Festival soutient la jeune génération d’artistes, non seulement à travers la projection de leurs films, mais aussi leur participation à la compétition Cinécoles qui récompense les meilleurs courts-métrages des étudiants du 7ème art au Maroc, en vue de créer un espace propice pour la créativité cinématographique et offrir des opportunités d’insertion professionnelle aux cinéastes en herbe.

Mieux encore, les Masterclass attirent de plus en plus de cinéphiles, en particulier les jeunes, désireux de s’inspirer de l’expertise de grandes figures du 7è Art qui partagent leurs expériences et passent en revue leurs carrières, tout en exposant leur propre vision de l’industrie du cinéma.

Bien de faiseurs du cinéma et d’intellectuels se sont ainsi succédé et pris la parole lors cette section, à l’instar de Martin Scorsese, Emir Kusturica, Francis Ford Coppola, John Boorman, Edgar Morin, Régis Debray, Bille August, Alex de la Iglesia, Benoît Jacquot, Abbas Kiarostami, Park Chan-wook et Fatih Akin.

Par ailleurs, l’une des sections les plus distinguées au programme du Festival international du film de Marrakech est la projection de films en audio-description pour les mal et non-voyants, avec la description vocale des séquences de silence dans les films. Ce projet, qui consacre la dimension humaine et solidaire de cette manifestation cinématographique, a connu de par ses nobles objectifs un franc succès au fil des éditions. Les organisateurs ont ainsi décidé de pérenniser et d’enrichir cette initiative par la diversification des projections et des nouveautés.

Des cinéphiles mal et non-voyants venus des quatre coins du Royaume sont conviés, chaque année, par la Fondation du Festival pour mieux vivre les émotions du cinéma à travers la projection de films adaptés en audio-description.

En 2009, le Festival avait introduit cette technique au premier film marocain, « A la recherche du mari de ma femme » de Mohamed Abderrahmane Tazi. D’autres films ont été adaptés à cette technique suite au succès de cette première expérience: « Lalla Hobby » d’Abderrahmane Tazi en 2010, « la Symphonie marocaine » de Kamal Kamal en 2011, « La Beauté éparpillée » (Oud El Ward) de Lahcen Zinoun en 2012, « Larbi » de Driss Mrini en 2013 et « L’Orchestre des aveugles » de Mohamed Mouftakir en 2015.

Parmi les initiatives sociales et humaines du Festival, figure notamment l’organisation de caravanes médicales de chirurgie de la cataracte. Ciblant les populations démunies, cette opération assure la prise en charge chirurgicale et médicamenteuse gratuite des patients.

Le Festival international du Film de Marrakech a ainsi pu, au fil de ses éditions, agrémenter sa dimension artistique d’une fibre sociale, humaine et solidaire. Le tout à l’honneur de ce Festival qui jouit désormais d’une reconnaissance internationale en tant que rendez-vous incontournable qui célèbre à la fois la créativité, le cinéma et les cinéastes du monde.