Le court métrage à l’honneur

Du 10 au 15 octobre, la ville de Tanger accueille la quatorzième édition du Festival du court métrage méditerranéen. 50 films issus de 18 pays y sont en compétition.

Le Festival du court métrage méditerranéen de Tanger en est à sa quatorzième édition. Fermement installé sur la carte des festivals de la région, le FCMMT attire chaque année de plus en plus de jeunes réalisateurs passionnés du pourtour de la Méditerranée.

Depuis mardi dernier, une  cinquantaine de films en compétition, issus de dix-huit pays, sont visualisés par le jury du festival pour désigner les lauréats de l’édition 2016. Doté d’un Grand prix du festival, du Prix spécial du jury, du Prix de la réalisation, du Prix du scénario et des Prix des premiers rôles féminin et masculin, le FCMMT accorde également des mentions spéciales aux films prometteurs et aux pays distingués. L’année dernière, la mention spéciale est revenue au cinéma espagnol.

Présidé par Omar Belkhemmar, critique de cinéma et universitaire marocain, le jury du festival compte également la Libanaise Nada Doumani, responsable artistique à la Commission royale du film de Jordanie, La distributrice espagnole Esther Cabero, la réalisatrice égyptienne Hala Lotfi, le Français Georges Bollon, responsable artistique au festival du court métrage de Clermont-Ferrand, le producteur italien Gabriele Oricchio et la réalisatrice marocaine Leila Kilani.

Si le court métrage ne bénéficie pas de la même visibilité et popularité que le long métrage, il n’en demeure pas moins qu’il représente un véritable tremplin pour les jeunes réalisateurs talentueux. Avec beaucoup moins de moyens, il permet à des cinéastes débutants de signer une première expérience cinématographique soumise, néanmoins, à la même exigence de rigueur et de cohérence que pour le long métrage.

Une compétition acharnée

Ils sont venus d’Algérie, de Tunisie, d’Egypte, du Liban, de Palestine, De Chypre, de Grèce, de Turquie, de Bosnie, de Serbie, d’Albanie, de Croatie, de Slovénie, d’Italie, de France, d’Espagne, du Portugal et du Maroc. Dans leurs films, ces jeunes réalisateurs ont traité des thématiques diverses telles que la guerre, l’immigration, la trahison, la prostitution masculine l’amour, l’enfance, l’ennui, la solitude, la précarité, le voyage, l’identité, etc.

Le jury devra départager les films en compétition ce samedi 15 octobre. Une tâche qui s’avère compliquée eu égard de la grande qualité des films participants.

Comme partout dans le monde, les réalisateurs marocains ont débuté dans le genre court métrage avant de s’attaquer, avec assurance, au long métrage. L’histoire du court métrage retient plusieurs bijoux primés à l’international et chaque année, le CCM prévoit une rétrospective du court métrage marocain avant le lancement de la compétition.

Le Maroc dans le court

Cette année, la rétrospective comporte Voyage dans le passé d’Ahmed Boulane, Momo Mambo de Leila Marrakchi, Les pierres bleues du désert le Nabil Ayouch, Sur la Terrasse de Farida Belyazid et Amal d’Ali Benkirane.

Quant à la compétition, le Maroc a été représenté par cinq courts métrages. Il s’agit de Wafaa d’Ilham El Alami, Mohamed, le prénom de Malika Zairi, Aya va à la plage de Maryam Touzani, Comment aimer le Maroc de Nada Ech Charqaoui et Aït Brek Bled de Abderrazzak Zitouny.

A noter la forte présence féminine dans la sélection marocaine. Pour rappel, l’année dernière, une mention spéciale a été accordée aux courts marocains Bout à bout d’Asmae El Moudir et L’attente en trois actes d’Abdelilah Zirat.