L’artiste-peintre Abdallah Hariri expose ses anciennes œuvres à Casablanca

L’artiste-peintre Abdallah Hariri expose, du 17 février au 15 mars prochains à la galerie Villa Delaporte de Casablanca, ses œuvres réalisées dans les années soixante-dix lors de ses séjours à Rome, à Lodz (Pologne) et à Paris.

Cette décade a été caractérisée par le leadership de Hariri dans l’utilisation de la couleur unique, le noir, dont l’artiste explorait les nuances avec bonheur dans des tableaux aux contours polygonaux et aux dimensions variables.

Ces œuvres, avec lesquelles il avait pris part à plusieurs manifestations artistiques à l’étranger, ont été exposées par la suite à Rabat en 1978 provoquant la stupéfaction de critiques et des artistes peu habitués à cette nouvelle technique, car la couleur noire, par ailleurs difficile à manier, faisait peur même aux génies. « Le noir n’est pas une couleur », disait Léonard de Vinci.

Les autres formes d’expérimentation qui ont marqué l’artiste en Europe consistent à recourir au minimum de matériaux, de signes, de formes et de couleurs. « Une évolution normale dans la mesure où elle s’inscrit dans la sobriété imposée par l’autorité majestueuse du noir vénérés par certains courants (notamment le romantisme) dans la représentation de la nostalgie et du spleen en peinture », indique-t-on dans la présentation de cette exposition.

L’exposition de Hariri comprend une cinquantaine d’œuvres et sera l’occasion des retrouvailles entre cet artiste, qui fait partie des pionniers de la peinture au Maroc, et les jeunes générations passionnées par la culture picturale.