Il se passe des choses à  Tanger…

L’édition 2013 du festival a lieu du 18 au 22 septembre. Tourné vers l’Orient, mais plus que jamais fidèle aux origines du genre, le Tanjazz ne cesse de surprendre. Et il a encore tout un week-end pour vous conquérir.

Festival

Depuis quelques jours, des bruits courent à Tanger. Oui, décidément ça jazz partout. On raconte qu’un vent de l’Est ramène en ville d’enchanteresses mélodies orientales. D’aucuns colportent des sons inédits au fond d’un lounge pour inités. D’autres vont même jusqu’à répandre la parole d’un sauveur nommé Batunga dans les rues de la ville du détroit ! Ne faites donc pas la sourde oreille… Allez découvrir ce qui se passe. Voici quelques pistes.

Batunga

Suivez-les dans les rues ! Ils ont tant à vous dire. Ils s’arrêteront pour répandre la philosophie de Batunga, un héros qui a résisté à la guerre, la violence et à la crise. Ils le diront en percus, ils le diront en fanfare et vous le comprendrez en dansant.

Yehya Khalil

Il fait jazzer sa batterie aux rythmes des confidences du ney, du qanoun, du saxophone, de la guitare… livrées en sublimes solos. Oui, vous y retrouvez des rythmes communs et des mélodies de l’Égypte d’Abdelhalim.
Non, vous n’avez jamais entendu les instruments «parler» ainsi. Vibrant et raffiné.

Nabil Khemir

Rayjam est un hybride. Un instrument mi luth-mi guitare, capable de commettre de vibrants hommages ou de suaves déclarations.
À son image, le créateur du monstre joue sur deux registres. Nabil Khemir, tunisois élevé au son des classiques jazzy de Mohamed Abdelwahab, switche sans peine du jazz pur aux fusions orientales.

Arun Ghosh

Prenez du pur son sud-asiatique, faites passer dans un mixeur british, mêlez-y du jazz et surtout beaucoup de passion punk : vous aurez du Arun Ghosh jouant de sa clarinette des morceaux puissants qui n’ont rien à envier aux partitions venues d’Occident.

Jazz Connection

Ils sautent, ils dansent, ils s’arrêtent en plein show pour se taper la causette. Autant vous prévenir : ils sont fous! Et force est de croire qu’ils sont contagieux. Fortement déconseillés à ceux qui veulent roupiller. Made in Holland.

King Pleasure & the Biscuit Boys

Les rois du swing nous viennent du Royaume Uni. Prenez le temps de les découvrir pour en juger par vous-même. Un style rodé, une voix pleine et généreuse, digne d’un vrai King Pleasure.

Gan San

C’est le son berbère comme vous ne l’avez jamais entendu. Si vous connaissez le pétillant Foulane Bouhsine de Ribab Fusion, vous pouvez aisément imaginer le fruit de la fusion de sa musique avec du jazz européen.
Avec un Ludovic Jeanmart au saxophone, le Ribab de Foulane a de quoi vous séduire.

Roger Cactus

Il chantera à tue-tête «Je hais les enfants». Surtout, ne le croyez pas! Car Roger Cactus est là pour eux. Il a de ces chansons pour mômes que vous écouteriez volontiers. Prenez un ticket et passez du bon temps avec vos petits.
Au TANJAzz Lounge
Vous avez toujours rejeté le jazz, en le pensant réservé à une élite d’intellectuels tourmentés qui s’amusent à déchiffrer la partition en équations algébriques et jubilent de voir le commun des mortels se triturer l’esprit, sans trouver la porte de ce labyrinthe enchantée des sens. Allez au Lounge découvrir le Tchèque Petre Kroutil, les Américaines Champian Fulton et Sylvia Howard ou encore le Quarter Sofia Fusion qui vous initieront au jazz pur. À avaler cul sec.

Au TANJAzz Club

C’est un beau bariolis ! Dans un cabaret, comme dans les années 40, tous les métissages sont permis : de la folie manouche, du folklore yiddish et même du Hip-hop, le tout greffé sur du jazz. Bon spectacle.