Festival du Film de Marrakech : une semaine avec les stars

Premier jour du Festival international du Film de Marrakech : des stars à  l’affiche, des coups de cÅ“ur et un programme à  ne pas rater dans la ville ocre.

Voici arrivée la 14e édition de l’événement phare de la ville ocre. Le Festival international du film de Marrakech déplie son tapis rouge sur les marches du Palais des congrès. Au total, comptez 87 films en projection, dont 15 en compétition, représentant 22 nationalités, sans oublier les hommages à Adel Imam, à Jeremy Iron et Viggo Mortense, ainsi qu’au cinéma japonais et ses plus grandes vedettes. Les masterclass, valeur ajoutée indéniable de l’événement, seront animés par des experts d’ici et d’ailleurs.

Pour cette année, comme pour les précédentes, le FIFM a pris le soin d’élire un jury de haut de gamme pour procéder à la dégustation de la sélection. La comédienne française Isabelle Huppert pésidera cette édition aux côtés des réalisatrices Susanne Bier du Danemark et Mélanie Laurent de France. Alan Rickman troquera la cape du magicien à Poodlard pour celle de réalisateur aux côtés de Rietesh Batra d’Inde, Mario Martone d’Italie, Ctistian Mungiu de Roumanie, Bertrand Bonello de France, sans oublier notre Moumen Smihi national.

Les films en compétition

Comme à son habitude, la sélection que nous propose le festival est riche, variée et basée sur d’intransigeants critères artistiques. L’on retrouvera le cinéma japonais avec le réalisateur Takiya Misawa qui présentera son film 3 paku 4 ka 5 jino kane où amour et jalousie se partagent l’écran. L’Egypte sera représentée par le film Al feel al azraq, un thriller psychologique qui se passe dans le cadre glauque d’un hôpital psychiatrique. De Suisse, le film Chrieg dévoile la violence dans le monde de l’adolescence. La Russie et l’Allemagne s’associent dans le film Corrections class qui raconte l’histoire d’une jeune handicapée qui cherche à s’intégrer dans une vie scolaire normale, malgré l’apparente opposition de son entourage.

Everything we loved nous vient de Nouvelle-Zélande. Par un tour de magie, Charlie redonne le sourire à sa femme en sortant un petit enfant de nulle part. Le bonheur ne dure pas lorsqu’ils se retrouvent accusés d’enlèvement d’enfant.
Des USA, le film en compétition racontera l’histoire de trois femmes devant se défendre contre l’armée de l’Union vers la fin de la guerre de Sécession. Things people do, lui aussi américain, racontera l’histoire d’un père de famille rangé qui perdra son travail et franchira la ligne de la légalité.

Le quotidien, la routine, l’attente et la solitude. L’on est loin du Bollywood coloré dans le film indien Asha Jaoar Majhe. La Hongrie et la Slovaquie choisissent de traiter la thématique de la liberté et de la dignité à travers l’histoire de Francis, un joueur de football africain recherché par la police, qui se réfugie chez un parent de la pègre locale, dans une ferme où il découvrira un esclavagisme d’un genre nouveau.
Nabat est un film d’Azerbaïdjan. Pauvreté, guerre et solitude dans la vie d’une femme qui refuse de quitter son village, sous le regard d’une louve… Un film d’une artistique très rare selon le Hollywood reporter.
No man’s child raconte l’histoire d’un enfant sauvage élevé par les loups, retrouvé dans la forêt bosniaque. Quelques années après, alors qu’il est parfaitement intégré dans la société serbe, il est renvoyé en Bosnie, alors déchirée par la terre. Le Maroc sera représenté par L’orchestre des aveugles. Mohamed Mouftakir mettra la lumière sur les années de plomb, l’éducation sévère, la tradition sociale, à travers une histoire d’un orchestre de faux aveugles qui ne manquera sûrement pas de cocasserie.

La France, la Grèce et l’Iran s’allient dans le Red rose, une histoire d’amour qui naîtra en pleine révolte à la suite des élections présidentielles en Iran, entre un homme et une femme que tout sépare.
Le dernier coup de marteau nous vient de France. C’est l’histoire de Victor qui, méconnu du monde et de son père, sortira de l’anonymat.  
The sea fog, quant à lui,  représentera la Corée du Sud. Pour acheter son bateau et sauver son équipage, un capitaine accepte un marché illégal, une traversée clandestine qui tourne mal.

Le cinéma marocain en force

Outre le film de Mohamed Mouftakir, le cinéma marocain sera très présent dans les projections hors compétition. Le réalisateur marocain Yassine Fennane présentera son premier long métrage pour le cinéma : une histoire burlesque d’un jeune amoureux du cinéma indien qui impliquera son entourage dans un remake de Disco Dancer dans Karyan Bollywood. Dans La moitié du ciel d’Abd-el-Kader Lagtaa, c’est l’histoire de vie du grand intellectuel Abdellatif Laabi qui sera à l’écran. Mohamed Karrat, dans son film Un pari pimenté, optera pour la légèreté dans une histoire de pari de deux hommes autour d’une femme.