Des écoles vertes à  Marrakech

En partenariat avec la ville de Lausanne et la pépinière municipale de Marrakech, l’Association Terre des jeunes a planté 1 000 palmiers et 150 oliviers dans la cour de recréation des écoles.

Pour sauver la nature de la destruction et lui rendre ses couleurs verdoyantes il n’y a pas mieux que de replanter là où les hommes déplantent. On sait que l’écosystème de Marrakech est en danger, et que la palmeraie qui le protège subit depuis des années une réelle destruction. Quelques vaillantes associations et autres jaloux de l’environnement refusent de baisser les bras : l’ONG «Terre des jeunes», présente dans la ville ocre depuis 2005, est parmi ces associations. Depuis la rentrée scolaire 2008-2009, à Tasseltant, à quelques encablures de la ville, elle s’active pour la plantation de
1 000 palmiers et 150 oliviers par les jeunes de la région eux-mêmes, et ce, dans les milieux scolaires. Plus de la moitié de l’objectif fixé cette année est déjà atteint, en partie grâce à un partenariat conclu avec la ville de Lausanne, qui prodigue son savoir-faire, et la pépinière municipale de Marrakech qui fournit les arbustes. Le transport est assuré par  la Gendarmerie royale . Coût de l’opération: 100 000 DH. Ainsi, dans plusieurs cours de recréation, on a planté des arbres et des fleurs dans la terre sèche et sans vie, pour tout le bonheur des élèves. On aura fait d’une pierre deux coups : habiller de vert la nature pour lui rendre sa beauté et apprendre aux jeunes de vivre en communion avec elle. Car l’apprentissage du respect de la nature commence dès l’enfance. Cette éducation à l’environnement, informent ceux qui président à l’association Terre des jeunes, «se fait par le biais de supports visuels (diaporamas sur les arbres plantés, sur les conséquences des déchets jetés …), d’un concours de dessin ayant pour thème l’Arbre, à travers des ateliers de recyclage (papiers, plastique, matériaux trouvés dans les douars…), et d’actions de nettoyage (comme ramasser les papiers dans les cours d’école)». Mais reboiser et rendre à la nature sa luxuriance dans les écoles est une vaine entreprise si les élèves la quittent au milieu de l’année.
La même association s’est donc attelée à donner des cours de soutien de mathématiques, de français et d’anglais, dans la même région aux nécessiteux parmi ces élèves afin de les sauver de la déperdition. Le coût de l’opération s’élève à 300 000 DH. Apprendre à respecter la nature, mais apprendre d’abord, et surtout, à lire et à écrire.