Café Littéraire, le retour !

Fedwa Misk : Les gens n’achètent pas beaucoup de livres, mais lisent en quantité impressionnante, que ce soit dans les bibliothèques ou sur le net.

Fedwa Misk est membre de l’équipe du Café Littéraire. Elle nous parle du riche programme prévu pour cette rentrée.

Que propose le Café Littéraire pour cette rentrée ?

Le 13 octobre dernier, nous avons invité l’écrivain Moha Souag au bistrot du Piétri de Rabat. Une belle soirée ponctuée par les interventions de Abdelatif Laabi ou encore de Nabyl Lahlou, un inconditionnel de l’édition rbatie. C’est ce que je trouve magnifique, c’est tout à fait le principe du salon littéraire qui représentait une agora d’échanges intellectuels. À Casablanca, nous avons reçu le poète Mohamed Loakira le 18 octobre, pour parler de son dernier recueil, Confidences d’automne. Pour novembre, nous inviterons Youssouf Amine Elalamy à Rabat et Driss Abouzaid à Casablanca. Deux auteurs frais, mais pas assez médiatisés que nous aimerions faire découvrir au public. Pour la suite, nous sommes en train d’étudier la logistique pour recevoir de grands noms de la littérature.

Racontez-nous l’aventure Café Littéraire…

Le Café Littéraire existe depuis quatre ans. Il a été lancé en partenariat avec l’Association pour la promotion de l’édition, du livre et de la lecture. Notre tout premier invité a été feu Edmond Amran El Maleh. Pour plus de visibilité, nous avons investi le net en créant un groupe Facebook très vite adopté par les internautes. Résultat : nous avons eu des rencontres à 150 personnes comme pour Abdallah Taia, de bonnes surprises comme pour la soirée poésie marocaine avec Moutanna ou encore des échanges aussi fougueux qu’enrichissants comme pour la rencontre avec les jeunes auteurs du 20 Février.
Nous discutons la possibilité de créer un cadre associatif qui puisse protéger nos activités et les renforcer.

Une étude faite en 2006 montre que le Marocain lit en moyenne 2,4 livres par an. Dérisoire s’il en est. Que préconisez-vous contre ce mal ?

Une étude plus récente, faite dans l’espace culturel Sekkat à Rabat, livre des résultats surprenants. Il en ressort que les gens n’achètent peut-être pas beaucoup de livres, mais compensent en lisant, en quantité impressionnante, que ce soit dans les bibliothèques ou sur le net. Je crois, pour revenir à votre constat, que la cherté du produit littéraire en est la raison évidente. Autre raison, le manque d’attractivité et de diversification dans l’offre éditoriale.