«La psychanalyse au Maroc»

Ceux qui fréquentent Rouchdi Chamcham sont impressionnés par le culte qu’il voue à  une pratique devenue sa raison d’être : la psychanalyse. Il ne cesse d’en exalter les vertus et d’en louer la cohérence.

Ceux qui fréquentent Rouchdi Chamcham sont impressionnés par le culte qu’il voue à une pratique devenue sa raison d’être : la psychanalyse. Il ne cesse d’en exalter les vertus et d’en louer la cohérence. C’est sans doute sa passion qui l’a amené à composer cet essai, dont on ne peut qu’admirer la rigueur, la justesse et la fluidité. Et cela sans qu’à aucun moment l’auteur ne se laisse tenter par la jargonnade hermétique ni n’adopte un ton pontifiant. Dès l’abord, le lecteur se trouve plongé dans la psyché enfantine. Non sans bagages, puisqu’on lui rappelle auparavant des notions centrales tels que l’inconscient, le ça, le moi, le surmoi… Après l’évocation du stade de l’adolescence et les troubles qui l’accompagnent, c’est dans l’âge adulte que nous entrons, et aux désordres liés à la sexualité, à l’alcoolisme et à la toxicomanie que nous nous convions. Ensuite, Rouchdi Chamcham remise son divan au grenier, pour nous permettre d’explorer ce qu’il appelle «la psychanalyse sans divan», celle, dit-il, appliquée à des domaines tels que l’art, la communication, la politique, la criminologie et le sport. Si les deux premiers chapitres ne manquent pas d’intérêt, celui intitulé «La psychanalyse sans divan» emporte le morceau, dans la mesure où il dévoile la face cachée de personnages qui nous sont familiers, mais que nous ne connaissons pas profondément. Ainsi, le peintre Abbès Saladi, le marathonien couvert d’argent, Radi, ou le prodigieux danseur Lahcen Zinoun.

Editions La croisée des chemins, collection Diwân, 184 pages, 80 DH.