A lire absolument !

Que vous prépariez le grand voyage ou que vous vous contentiez de profiter des tièdes soirées d’été chez vous après le travail, ne vous privez pas de la douce escapade d’un bon livre. Une petite sélection vous est proposée.

Que vous prépariez le grand voyage ou que vous vous contentiez de profiter des tièdes soirées d’été chez vous après le travail, ne vous privez pas de la douce escapade d’un bon livre. 

Une petite sélection vous est proposée.

Devant ce désespérant choix d’ouvrages, les titres et les quatrièmes de couverture tout aussi intrigants les uns que les autres, nous avons préféré nous en remettre aux mains de libraires de Casablanca, Rabat, Marrakech et Tanger, afin de vous suggérer des lectures agréables qui feraient votre bonheur pendant les longs moments de détente à venir. De l’intrigue à l’Histoire, en passant par la poésie : on ne regrette jamais l’avis averti d’un libraire. 

De l’intrigue au Carrefour des livres 

Engloutie par un énorme arrivage de BD à disposer dans les rayons des Carrefour des livres, Tiphaine Moine s’extirpe à son occupation avec beaucoup d’enthousiasme à l’idée de vous proposer deux livres de poche. Après une première sélection plutôt déterminée, vient l’hésitation de la deuxième: deux livres, ce n’est pas assez… Mais notre libraire se prête au jeu et finit par proposer ce qui lui semble adéquat pour l’été : «Pour les vacances, on a tendance à aller vers des livres simples, qui se laissent lire facilement, c’est à dire sans style encombré ou de sujet compliqué. Mais sans pour autant tomber dans le bas de gamme. Personnellement, j’opte pour le roman d’aventure et le bon polar»

La confrérie des moines volants, de Metin Arditi, est son premier choix. Prix du meilleur roman des lecteurs de Points, ce roman raconte l’histoire de douze moines qui, lors des massacres religieux dans les églises russes en 1937, vont risquer leurs vies pour sauver et cacher des trésors de l’art sacré orthodoxe. 

La blonde en béton ? «Un livre qui va vite disparaître des rayons», nous assure Tiphaine, «c’est toujours le cas avec les bons polars». Le livre de Michael Connelly est publié en version originale en 1994. Il met en scène l’inspecteur Harry Bosh qui, en plein procès intenté par la veuve d’un présumé tueur en série, découvre un nouveau cadavre ayant toutes les apparences des nombreuses victimes du criminel en question…

La poésie dans les Colonnes

L’imaginaire de Moncef Bouali, de la Librairie des Colonnes de Tanger, est peuplé de poésie. Il nous propose Ce qui aurait pu demeurer silence, recueil de la poétesse Rachida Madani. «Militante politique et poète des mauvais jours, selon sa propre expression, elle a creusé avec rage le mur du désespoir, ne sachant pas (ou sachant) qu’elle nous mettait ainsi un soleil à portée de main», commente Moncef Bouali, en précisant qu’elle sera de passage à la librairie samedi 25 juillet à 18h. 

Le bonheur du crapaud, paru aux éditions Flammarion, est le second choix de Moncef Abouali. «Un serpent aux joues douces comme celles d’un bébé, qui se cache dans une poche de veste, une mante religieuse qui passe un été à boire du limoncello, un petit faucon à la patte brisée, des narcisses qui savent chanter, des grenouilles sauvées d’une mort atroce, un Iris voyageur et un ver solitaire… Autant de héros qui peuplent l’univers singulier d’Umberto Pasti, botaniste à Tanger».  

Les histoires de Kalila wa Dimna

 De Rabat, Souad Balafrej, propriétaire de la Librairie Kalila wa Dimna, vous propose deux lectures d’auteurs illustres. Tout d’abord, Mirage de Douglas Kennedy, aux éditions Belfond. Un choix d’autant plus intéressant que l’histoire se déroule au Maroc. En effet, c’est dans la ville d’Essaouira que Paul et Robyn décident de passer un mois de vacances pour renforcer le sentiment très fort qui les lie et profiter du charme très particulier de cette ville que Paul aime reproduire dans ses dessins. Mais au cours de ce voyage, Robyn va de surprise en surprise et découvre un Paul qu’elle ne connaît pas. Des épreuves dramatiques l’attendent. 

«Comme dans ses autres romans, l’auteur dépeint avec une grande finesse les relations de couple, cette fois-ci du point de vue de la femme. C’est aussi un roman d’aventure qui se transforme presque en roman policier. Beaucoup de notations sur le pays et sur les personnages que Paul et Robyn trouvent sur leur chemin», explique Souad Balafrej.

Le second roman s’intitule L’architecte du Sultan, de la stupéfiante Elif Shafak. «Un excellent roman historique qui vous transporte au cœur de l’Empire ottoman du XVIe siècle au temps du Sultan Soleiman le Magnifique et de son célèbre architecte Sinan, le constructeur des grandes mosquées d’Istanbul. Avec son immense talent l’auteur de Soufi mon amour et de La Bâtarde d’Istanbul ressuscite, avec une érudition précise, un univers magique riche en péripéties où l’on se plonge avec délice».

La Grande Librairie entre amour et frissons

Yves Lebranchu, de la Grande Librairie de Marrakech, nous propose quant à lui un peu de douceur : «Un roman qui a ému le monde entier et moi aussi. Une histoire d’amour peut-elle naître en s’allongeant auprès d’une inconnue endormie ?». Je suis là de la talentueuse Clélie Avit est un roman paru aux éditions Lattés. L’histoire est une rencontre magique entre deux âmes cabossées. Elsa est dans le coma suite à un accident d’alpinisme. Thibaut secoué par le fait que son frère ait renversé deux adolescentes. Un conte de fées moderne avec l’amour qui triomphe de tout. 

Le second choix n’est autre que Les temps sauvages d’Ian Manook. De l’avis d’Yves Lebranchu, c’est un thriller réussi, mettant en scène Yeruldelgger en Asie centrale, là où personne ne vous entend mourir… Une prostituée est assassinée et son fils est porté disparu. L’inspecteur Yeruldelgger mène l’enquête en Mongolie, en Russie et en Chine, pour arriver finalement au Havre où six jeunes garçons sont retrouvés morts dans un container…