Budget consacré au Covid-19 : le Maroc 4ème au monde avec 2,7% du PIB

Il est devancé par la Suède (6 % du PIB), le Chili (4,7 % du PIB) et la Nouvelle-Zélande (4 % du PIB). La zone euro a consacré des budgets de 1% du PIB.

Le Maroc est le quatrième pays dans le classement mondial des économies qui ont consacré un budget colossal pour contrecarrer la crise sanitaire du Covid19. C’est du moins ce qu’affirme la section commerciale de la délégation économique de l’UE dans une récente étude ( datée du 26 mars) menée sur les impacts du Coronavirus au niveau de l’économie marocaine.

A en croire la délégation, le Maroc a été parmi les premiers pays à déclarer l’état d’urgence sanitaire et à imposer le confinement à un stage avancé de la propagation de la pandémie. Cette décision rapide s’explique par le fait que le Royaume a tiré des leçons des expériences de ses pays voisins et de ses capacités limitées en termes d’infrastructures.

Selon les données de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) dépendant du ministère des Finances avec celles élaborées par Goldman Sachs, le Maroc se situe au 4ème rang mondial en termes de ressources mobilisées en pourcentage du PIB. Le Maroc a mobilisé près de 2,7 % du PIB et n’est devancé que par trois pays au podium mondial : la Suède (6 % du PIB), le Chili (4,7 % du PIB) et la Nouvelle-Zélande (4 % du PIB). A noter que la zone euro se situe, selon ces données, à 1% du PIB.

La section de l’UE rappelle que SM Le Roi Mohammed VI a ordonné le 15 mars la création d’un fonds spécial pour la gestion de la pandémie de Coronavirus. Le Fonds, doté d’une enveloppe initiale de MAD 10 Md à partir du Budget général et alimenté par la suite par des dons privés et d’entreprises, vise à tempérer les conséquences économiques et sociales résultant des mesures préventives (en finançant les propositions du Comité de veille économique en particulier) et à réhabiliter et mobiliser le système de santé pour faire face à la propagation de la pandémie (achat de matériel, mise à niveau des infrastructures et traitements d’urgence).

Au 23 mars, le Fonds comptait plus de 23,5 milliards de DH de contributions.