Trop chères études

Le stress commence à  monter chez les candidats au bac, tout comme chez leurs parents. Et pour ces derniers, il ne retombera pas quels que soient les résultats.

Le stress commence à monter chez les candidats au bac, tout comme chez leurs parents. Et pour ces derniers, il ne retombera pas quels que soient les résultats. La raison est qu’il faudra bien trouver une école pour la suite. Les plus doués pourront en principe bénéficier d’une bourse de l’Etat et s’inscrire dans une école de qualité, sur place ou à l’étranger.

Il y en a qui réussiront le concours très couru des facultés de médecine ou des écoles d’ingénieurs. Et comme la qualité de l’enseignement dans les autres spécialités de l’université est décriée, le privé est la seule issue, du moins pour ceux qui n’y étaient pas déjà. Mais n’y entre pas qui veut. De la crèche au master, les frais de scolarité montent en flèche, chaque année, dans tous les réseaux. Les statistiques du HCP montrent clairement que l’enseignement est le secteur où l’inflation est de très loin la plus forte. On objectera que les investissements y sont élevés, que la formation est de qualité, que…, que…, que… En revanche, on poussera des cris d’orfraie dès que la question de la fiscalisation est soulevée. Vu le niveau des revenus de l’écrasante majorité de la population, il y a bien des questions à se poser. A la longue, l’école risque de devenir un moyen d’exclusion sociale si elle ne l’est déjà. Alors, pourquoi pas un accord de modération Etat-Privé sur les frais de scolarité !