Bagages en rade à  l’aéroport

Quand on emprunte un vol de nuit, on n’a qu’une seule idée en tête : passer très rapidement la police des frontières, ramasser ses bagages aussitôt après et aller se reposer.

 Il y a une semaine, les passagers de plusieurs vols en provenance de pays subsahariens n’ont pas eu cette chance. Non à cause de la police ou de la douane qui – faut-il s’en féliciter – ont bel et bien fluidifié le circuit. Le problème est qu’il a fallu 1h00 à 1h30 d’attente pour que les tapis commencent enfin à tourner… et par intermittence. Pendant l’attente, aucune information n’était donnée aux voyageurs, si ce n’est l’heure de remise des bagages déjà longtemps dépassée, affichée sur les tableaux électroniques.
Un incident technique? Un bug informatique ? Une forte affluence ? Rien de tout cela. Au vu des dizaines de valises et sacs empilés devant le comptoir du service concerné ou sur d’autres tapis déjà à l’arrêt, on comprend bien que le mal est plus profond. Depuis des années, tous ceux qui se sont succédé à la tête de l’Office national des aéroports (ONDA) se sont engagés à apporter une solution appropriée. Promesses sans lendemain. Aucune circonstance atténuante ne peut pourtant leur être accordée. Les passagers veulent juste être servis, et correctement. Il y va de la réputation de l’aéroport Mohammed V.