Ils se sont fait coacher et racontent leur expérience

Hassan El Kholti Manager
«Je suis plus à l’aise dans la négociation avec les clients»
«J’ai recouru au coaching l’année dernière pour développer la coach attitude au sein de mon équipe. En prenant du recul, on apprend à mieux développer ses idées, dans leur formulation et leur mise en œuvre.
Au départ, la première des choses à faire est de définir les attentes et de limiter le champ de la problématique avec son coach. Cette démarche permet de se concentrer sur ses points forts en prenant appui sur des situations professionnelles vécues. On découvre soi-même et progressivement ses qualités et ses défauts.
Auparavant, je devais résoudre moi-même les problèmes au sein de mon équipe. Maintenant, j’attends de mes collaborateurs qu’ils me proposent des solutions. Concrètement, vous poussez un collaborateur à prendre conscience de la problématique et à être responsable. Ce n’est pas facile ! Une telle démarche demande déjà un travail sur soi, sur le long terme. Il ne faut pas oublier qu’on est d’abord un manager et qu’il y a un aspect directif avant d’être coach. La combinaison entre ces deux fonctions demande du recul. Autre avantage du coaching, le développement de l’écoute client. J’ai appris à être plus à l’aise dans la négociation avec mes clients.»

Omar El KindY Consultant
« J’ai trouvé la sérénité dans mon approche des choses»
«Je suis ingénieur de formation. J’ai travaillé de longues années dans une entreprise publique. Je me suis rendu compte que je me souciais très peu des hommes, un aspect du management pourtant très important. Avec le temps, j’ai donc décidé de poursuivre ma carrière dans la gestion des ressources humaines, précisément dans le domaine de la formation. Là aussi, j’ai constaté que, de manière générale, les méthodes utilisées étaient peu efficaces. C’est pourquoi j’ai voulu mieux structurer mes idées et améliorer ma démarche grâce au coaching. La valeur ajoutée? Une sérénité dans la vision et l’approche des choses. De même, on développe une certaine empathie et l’on prend en considération les attentes des autres (les bénéficiaires) beaucoup plus qu’avant.
Il est important de souligner que beaucoup ont tendance à confondre un coach et un expert dans une discipline donnée. Le coach n’est pas là pour résoudre une problématique donnée mais pour ouvrir le chemin au manager, lui donner l’occasion, grâce à son rôle miroir, de prendre du recul, d’élargir son cadre de référence et d’explorer des solutions alternatives.»

El Hassane Khedif
DRH dans une multinationale
«J’ai appris à recourir à d’autres approches que celles basées sur le rationnel »
«J’ai découvert les facettes du coaching grâce à une formation que j’ai suivie l’an dernier. Le programme comprenait trois parties importantes. La première étant l’initiation à la pratique du coaching, s’appuyant sur les échanges, la réflexion et les apports de chaque participant. L’expérience était enrichissante sur tous les plans. La deuxième partie était concentrée sur la gestion de la relation interpersonnelle, la maîtrise du comportement, la kinesthésie et bien d’autres aspects. La troisième partie était plutôt centrée sur l’intelligence émotionnelle.
Avec du recul, je comprends que le coaching permet de se découvrir. On vit des moments forts sur le plan émotionnel. C’est une opportunité de faire une pause, de se déconnecter du quotidien. Même si les échanges sont centrés sur la vie quotidienne de l’entreprise, on apprend à prendre du recul par rapport aux événements. Alors que je m’appuyais beaucoup sur le rationnel, j’ai appris que cela ne peut marcher à tous les coups. Bref, ma vision des choses a énormément changé. Maintenant, je suis convaincu qu’il faut d’abord comprendre les autres et comprendre l’homme en général, apprendre à utiliser son humanisme dans toute situation. Dans ces conditions, vous ne voyez plus les barrières.»

Said B. Cadre
«Je suis tombé sur un mauvais coach : il dévoilait les confidences des autres »
«J’ai vécu une mauvaise expérience de coaching. Cela remonte à plus d’un an. C’était dans le cadre de l’élargissement de mes responsabilités au sein d’une grande structure. Mon DG m’a proposé de me faire coacher et ce afin de mieux réussir ma nouvelle mission. J’ai accepté l’offre sans aucune hésitation. Je connaissais très bien le coach puisque j’ai eu à travailler avec lui dans le cadre d’autres missions. Les premières séances se sont passées sans trop d’éclat. On s’était fixé des objectifs communs avec un plan d’action annuel. Les rencontres devaient être hebdomadaires au départ avant de devenir bimensuelles au fur et à mesure qu’on avançait dans les objectifs. Détail important à mentionner, cette personne coachait également mon DG ainsi qu’un autre collaborateur.
Au bout de quelques séances, les réunions ne se tenaient plus ou étaient ajournées. En dehors des missions de coaching, le prestataire en question avait également d’autres missions de conseil au sein même de l’entreprise. De ce fait, je ne protestais pas contre les reports. Mais ce qui m’a mis en colère, c’est que ce même coach a commencé à déballer des confidences sur les autres personnes coachées, ou à porter carrément des jugements sur leurs compétences. Sur le plan déontologique, j’ai trouvé cette attitude antiprofessionnelle. Du coup, notre relation en a pris un sérieux coup. J’ai fini par interrompre la démarche.»