2M aide ses salariés à  créer leur propre affaire

L’un a créé un studio photo, l’autre une fiduciaire comptable

2M les accompagne pendant un an.

Abdellah Mahmoudi et Mohamed Allali, tous deux employés à 2M, partageaient le même rêve : avoir leur propre affaire et s’installer à leur compte. Le premier a exercé comme journaliste-reporter au sein de la chaîne durant 14 années. Et le second, a été, durant les cinq dernières années, directeur administratif et financier et directeur chargé des affaires financières. Grande a été leur surprise lorsque, ayant émis le souhait de partir, les responsables de la chaîne leur ont proposé une formule d’essaimage.
«Je ne m’y attendais pas. Et cette proposition m’encourage et me donne confiance en moi-même», raconte M.Allali. Même réaction chez M. Mahmoudi: cet amoureux de la prise de vue, comme il aime à se décrire, ne parle aujourd’hui que de son studio de photo qui démarrera en septembre prochain. «Le matériel numérique a été importé, tout est prêt. J’ai plein de projets», dit-il en se frottant les mains. Tout aussi enthousiaste, M. Allali explique que sa fiduciaire, La Casablancaise de la finance et de la comptabilité (CFC), est une façon de préparer sa retraite. «J’ai même assuré la relève puisque mes enfants travailleront avec moi», confie-t-il.

La chaîne n’est pas en sureffectif
Et c’est grâce à la formule de l’essaimage que les rêves de ces deux salariés de la Soread sont devenus réalité. «Au lieu de les laisser partir avec une indemnité de départ négociée, pourquoi ne pas trouver une formule où les deux parties seraient gagnantes», explique un responsable de la chaîne. Octroyant un soutien financier, juridique, technique, 2M a donc accompagné ses deux ex-salariés dans la création de leur propre entreprise.
Le soutien financier s’est fait selon deux formules: d’une part, une prime de départ, fixée forfaitairement, négociée par les deux parties, et, d’autre part, la signature d’un contrat ferme d’une année en vertu duquel les «essaimés» assureront des prestations de services (audits, contrôle financier, reportages photo, etc.) moyennant un salaire de base qui leur sera servi mensuellement. «Ce salaire est bien sûr inférieur à celui qu’ils percevaient mais cela leur assure un revenu qui leur permettra de payer certaines charges telles que le loyer, l’eau, l’électricité, etc. De plus, avec ce revenu, ils seront dans une situation quelque peu confortable, qui leur permettra de démarcher d’autres clients et d’élargir leur portefeuille», explique-t-on à 2M.
Les montants octroyés n’ont pas été communiqués, mais à 2M on tient à préciser que «ces deux opérations ne font pas l’objet d’une stratégie étudiée à l’avance pour inviter les salariés à partir. Car, contrairement à ce que l’on peut croire, la chaîne n’est pas en sureffectif et d’ailleurs plusieurs services doivent être étoffés». Les choses sont donc claires : il ne s’agit pas de faire partir les gens et cette expérience d’essaimage est une simple niche pour des profils particuliers

Il ne s’agit pas d’un plan de départ planifié, mais l’expérience sera rééditée au besoin et selon les profils.