Au Royaume
Une première ! Le Trésor place ses excédents chez les banques
Le concept de gestion active, qui était appliqué uniquement, et avec succès, à la dette extérieure, a fait des «petits». Depuis le 18 février, en effet, la direction du Trésor et des financements extérieurs l’a «étendu» à sa trésorerie
Le concept de gestion active, qui était appliqué uniquement, et avec succès, à la dette extérieure, a fait des «petits». Depuis le 18 février, en effet, la direction du Trésor et des financements extérieurs l’a «étendu» à sa trésorerie, en effectuant sa première opération de placement de l’excédent du compte courant auprès des banques. Mercredi 24 février, une cinquième opération de placement a eu lieu pour 2 milliards de DH.
En mettant en place le système de gestion active de la Trésorerie publique, le Trésor a, de fait, tiré les conséquences de l’autonomie dont bénéficie la banque centrale en vertu de ses nouveaux statuts. Autrement dit, avec la suppression de la possibilité qui lui était accordée de recourir aux concours financiers de Bank Al Maghrib, consécutivement à ses nouveaux statuts, le Trésor se devait de gérer au mieux les deniers publics dont il est dépositaire, afin de faire face, à tout moment, à ses obligations. Concrètement, cette gestion active de la Trésorerie publique signifie que le Trésor, en collaboration avec Bank Al Maghrib et la Trésorerie générale du Royaume (TGR), s’est donné les moyens (juridiques, comptables, logistiques…) d’intervenir auprès des banques de la place soit pour placer ses excédents, soit pour emprunter en cas de besoin ; les emprunts au moyen des bons du Trésor étant réservés au financement du déficit budgétaire. Comme l’explique Faouzia Zaaboul, responsable du pôle macro-économie et dette intérieure à la direction du Trésor, cette gestion active, pour être réussie, a nécessité, au-delà des mécanismes juridiques et comptables, de disposer de «prévisions fines» en matière de trésorerie publique.
Enfin, la gestion active de la Trésorerie publique peut aussi être analysée comme un pendant à la nouvelle gestion de la dette, dont l’illustration a été le retour, il y a une dizaine de jours, sur le marché pour des maturités longues ; un retour, soit dit en passant, qui s’est accompagné d’une nouvelle formule d’indexation des taux d’intérêt des crédits bancaires et notamment immobiliers.