Au Royaume
Sport : Médailles, Mondial et arrestation
Rétrospective des moments clés du sport national en 2024. Le Maroc a fait le déplacement pour les JO de Paris, il reviendra avec deux médailles sans plus. En novembre, la presse sportive connaît une importante inflexion tendant à son assainissement : une carte des stades entre en service. Mais, on aura aussi relevé l’interpellation, en Allemagne, de l’ancien président du Raja. Le 11 décembre, Le Maroc a officiellement été désigné co-organisateur de la Coupe du monde 2030, aux côtés de l’Espagne et du Portugal.
16 JUILLET
Boudrika interpellé en Allemagne
Le président du Raja de Casablanca, Mohamed Boudrika, a été arrêté à Hambourg, en Allemagne. Une arrestation qui fait suite à un mandat d’arrêt transmis à Interpol par les autorités marocaines. Boudrika avait quitté le Maroc en janvier dernier et se trouvait depuis en convalescence en Grande-Bretagne après une opération cardiaque.
Il avait affirmé à plusieurs reprises qu’il retournerait au Maroc après son rétablissement complet. Sauf que pour finaliser le renouvellement du contrat de Josef Zinnbauer, le président avait préféré lui donner rendez-vous en Allemagne où il a été interpellé à la frontière. Boudrika avait été condamné pour émission de chèques sans provision, mais aussi pour faux et usage de faux.
7 AOÛT
El BAkkali et les Lions pour sauver l’honneur aux JO
Au Stade de France, le champion du monde en titre, Soufiane El Bakkali, remporte la finale du 3.000 steeple avec un chrono de 08:06. Le natif de Fès confirme ainsi son statut de maître incontesté de cette discipline d’athlétisme, en conservant sa médaille d’or olympique remportée aux JO Tokyo 2020.
C’est d’ailleurs la seule médaille d’or pour la délégation marocaine lors de ces Jeux olympiques de Paris 2024. Une édition marquée également par un exploit historique de l’équipe nationale marocaine de football. Celle-ci a décroché la médaille de bronze – une première ! – avec en prime un record historique pour le joueur marocain Soufiane Rahimi, qui a marqué huit buts au compteur lors de six matchs consécutifs.
14 NOVEMBRE
Une carte des stades pour assainir la presse sportive
C’est une nouvelle phase dans l’histoire de la presse sportive. Pour la première fois, une carte permettant l’accès des journalistes professionnels aux stades du Royaume pour couvrir les matchs du Championnat national de football est instaurée.
Elle est le résultat d’un travail de fourmi fourni par l’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) qui a noué un partenariat avec la Ligue nationale de football professionnel (LNFP) et la Fédération royale marocaine de football (FRMF).
Cette «carte des stades», personnelle et à usage unique, est dotée d’une puce RFID et est impossible à falsifier. Elle vise essentiellement à mieux organiser la couverture médiatique des matchs de la Botola et à améliorer les conditions de travail des journalistes sportifs.
Pour le président de l’ANME, Driss Chahtane, l’instauration de ce mécanisme constitue «un moment historique et décisif pour l’organisation et l’autorégulation de la presse sportive au Maroc». L’objectif est d’accompagner la dynamique de développement du sport national et d’être à la hauteur des attentes et des défis auxquels devra faire face la presse sportive au Maroc, avec l’organisation prochaine par le Royaume d’événements sportifs d’envergure comme la Coupe d’Afrique des nations et la Coupe du monde de football.
11 DÉCEMBRE
À nous la Coupe du monde 2030
Le Maroc a officiellement été désigné co-organisateur de la Coupe du monde 2030, aux côtés de l’Espagne et du Portugal. Il devient ainsi le deuxième pays africain et arabe à abriter la prestigieuse compétition, après l’Afrique du Sud en 2010 et plus récemment le Qatar en 2022.
Une victoire qui dépasse largement les terrains de football et qui ouvre de nouvelles perspectives économiques pour le Royaume. Avec un impact estimé à 1,2 milliard de dollars sur l’économie marocaine, cet événement mondial va transformer durablement plusieurs secteurs clés.
Parmi les projets phares, la modernisation de six stades à travers le pays et la construction du nouveau stade Hassan II à Casablanca, une infrastructure colossale pouvant accueillir plus de 100.000 spectateurs. À elle seule, cette réalisation est estimée à 20,5 MMDH.
Mais l’impact de la Coupe du monde ne s’arrête pas là : elle est aussi synonyme d’opportunités pour plusieurs secteurs. Et ce n’est pas tout. Le 16 décembre, la FIFA a officialisé l’ouverture de son bureau Afrique à Rabat, suite à un accord signé au Palais des congrès de Marrakech. Ce nouveau siège confirme la montée en puissance du Maroc en tant que centre névralgique du football sur le continent.
En renforçant la coopération et en soutenant le développement du sport roi en Afrique, cette initiative place définitivement le Royaume comme un hub régional pour le football, tout en amplifiant les efforts de croissance du sport à l’échelle africaine.
