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Provinces du Sud : Une beauté spectaculaire, un patrimoine vibrant

Le Sahara marocain déploie une beauté rare, qui fascine. Entre désert infini, lagunes turquoise et culture millénaire…, les provinces sahariennes offrent un voyage à la fois sensoriel et spirituel. Ici, la nature parle encore à l’état pur… Tour d’horizon.

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Loin des sentiers battus, les provinces du Sud s’imposent comme une nouvelle frontière du tourisme national et international. Dunes dorées, falaises, oasis, lagunes…, les régions de Laâyoune, Dakhla, Tarfaya ou encore Guelmim offrent aux visiteurs des paysages à couper le souffle.

Mais le Sahara marocain, ce n’est pas qu’un décor. C’est aussi une culture vibrante, une identité vivante. Les visiteurs découvrent la richesse du patrimoine hassani, entre poésie chantée, artisanat, cérémonies du thé et accueil légendaire des habitants.

La magie du Sud réside aussi dans son équilibre entre modernité et authenticité. Des écolodges élégants côtoient les bivouacs traditionnels, les routes neuves sillonnent le désert sans le dénaturer, et les projets de tourisme durable fleurissent.

Les visiteurs viennent y chercher le calme, l’aventure, ou simplement un retour à l’essentiel, loin du tumulte des grandes villes.

Dakhla-Oued Eddahab, quand mer et désert ne font qu’un
Loin du tourisme de masse, la région de Dakhla-Oued Eddahab est une destination authentique où plane une atmosphère apaisante. Une kyrielle de sites ont façonné l’image quasi paradisiaque de la «Perle du Sud marocain».

L’atout-charme de la région consiste en ses multiples sites maritimes envoutants. Commençons par la baie de Dakhla, qui s’étend sur 400 km2: un spot de rêve pour les sorties de pêche, de loisirs ou encore les sports nautiques.

Creuset de vents constants, ses eaux cristallines attirent les amateurs de sport de glisse de tout genre. La plage d’Oum Labouir, située à moins de 10 km de la ville, est un éden des kitesurfeurs. Le spot est d’ailleurs souvent rythmé par des compétitions internationales, notamment le GKA Kitesurf World Cup.

La dune blanche fait partie des passages obligés pour tout visiteur de la Perle du Sud, féru de sites naturels majestueux. D’une blancheur immaculée, elle offre une vue imprenable sur la lagune et sert d’aérodrome aux flamants roses, une escale paisible dans leur périple de migration.

L’île Herné est un autre trésor de Dakhla. Elle apparaît à marée basse au milieu de cette baie ensorcelante tel un dragon qui émerge des eaux profondes. Pêcheurs et marcheurs matineux s’approprient les lieux quand l’océan Atlantique se retire pour laisser apparaître cette merveille naturelle: cette «Île du dragon» reliant désert et Océan. L

e PK25, point kilométrique situé quasiment à l’entrée de la péninsule, est aussi un spot mythique. Endroit idéal pour les camping-caristes, il est réputé pour sa source d’eau sulfureuse.

La source Asmaa, avec son eau d’une température de 38 °C, sulfurée et thérapeutique, offre un pur moment de détente au beau milieu des plages, des vagues et du sable.

En sortant de la péninsule, à une soixantaine de kilomètres au sud de Dakhla, «Porto Rico» est une plage sauvage de sable doré. Un lieu magique où l’on peut se baigner et bronzer loin des regards indiscrets.

L’on s’y sent réellement seul au monde : un moment exceptionnel qui reste gravé à tout jamais dans la mémoire.Après un trajet de 2 heures à travers les dunes, la zone d’Imlili offre des paysages variés.

Un véritable joyau de la nature en plein désert, de quoi émerveiller l’esprit et l’âme au cœur d’une nature authentique et sauvage.

Les activités de loisir ne manquent pas à Dakhla : on peut y pratiquer la plongée sous-marine ou encore partir en excursion dans le désert, en VTT, en quad ou à dos de chameaux pour découvrir le chemin des dunes.

La péninsule tire aussi parti de sa position géographique stratégique entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne.

Elle accueille des congrès, forums et festivals cinématographiques et culturels. Très différente des hauts lieux touristiques du Maroc, la région de Dakhla-Oued Eddahab a encore de beaux jours devant elle.

Laâyoune-Sakia El Hamra, une région gâtée par la nature
La région de Laâyoune Sakia El Hamra est, quant à elle, un carrefour de cultures, où se mêlent les traditions berbère, arabe et sahraouie. Cette richesse se reflète dans l’architecture, la gastronomie et les coutumes locales.

Les souks de Laâyoune offrent un vaste choix de l’artisanat local, de tapis, de bijoux et d’épices. Les vestiges historiques de la ville témoignent de son riche passé, notamment du temps colonial espagnol.

Au chef-lieu des provinces du sud marocain, une visite s’impose dans la Colline des oiseaux, parc écologique qui abrite une grande variété d’espèces, dont certaines sont en voie de disparition.

C’est que la région regorge de sites connus pour leur faune et leur flore variées, comme la lagune de Khnifiss ou celle de Sebkha, près d’Akhfennir, lieu de passage pour les oiseaux migrateurs.

Laâyoune-Sakia El Hamra, c’est aussi un littoral de plusieurs centaines de kilomètres, avec de longues étendues de plages de sable fin, idéales pour la baignade, le sport ou tout simplement la découverte et la détente.

Parmi elles, celle de Tarfaya, réputée pour ses vents alizés, favorables à la pratique d’activités comme le windsurf et le parapente. La ville est aussi connue pour sa forteresse Casa del Mar, construite par les Britanniques au XIXe siècle, qui offre une vue panoramique sur la cité et l’océan.

Les vestiges de l’aérodrome sont également à visiter : ils sont là pour témoigner de l’histoire de l’aviation, d’une époque où Tarfaya était une escale importante de la ligne aérienne Paris-Dakar.

En longeant l’Atlantique, on peut traverser des villages de pêcheurs avec leur charme typique, découvrir des merveilles naturelles comme le gouffre d’Akhfennir, cette arche impressionnante, façonnée par les vagues, devenue incontournable pour les amateurs des phénomènes étranges de la nature.

On peut également s’installer à la plage de Foum El Oued, à une vingtaine de kilomètres de Laâyoune, particulièrement remarquable pour sa beauté naturelle… Ou encore vaguer jusqu’à l’extrême sud de la région, dans les plages dorées de Boujdour.

Sakia El Hamra, c’est aussi une vallée qui traverse cette partie du territoire marocain d’est en ouest. Désert, dunes et oasis, il y en a à couper le souffle ! Les amateurs de nature seront sublimés par un paysage désertique avec une teinte rougeâtre caractéristique.

Les dunes et le désert autour de Laâyoune et de Smara sont parfaits pour des excursions en 4×4, pour le camping, ou simplement pour admirer le coucher de soleil, sans parler évidemment des balades à dos de dromadaire.

Dans la région, il y a aussi la ville de Smara, avec la zaouïa de Mae El Aïnine au cœur historique de la ville. Fondé au XIXe siècle par l’alem Mae El Aïnine, ce complexe religieux abritait une medersa coranique et était un centre de pèlerinage des plus importants.

Aux alentours de cette ville, de nombreuses gravures rupestres témoignent d’une présence humaine datant des millénaires.

Cette région du Sahara marocain recèle des trésors qui feront d’elle, dans un futur proche, une destination touristique exotique à explorer en famille ou entre amis, mais aussi une destination pour le tourisme d’affaires, de par sa situation géographique qui fait d’elle un hub vers le Grand Sahara.

Guelmim-Oued Noun, une richesse paysagère époustouflante
La région Guelmim-Oued Noun constitue un point de rencontre entre la mer et le désert. Il y a mille et une façons de partir à sa découverte.

Il y a d’abord sa richesse historique et archéologique. Gravures rupestres, grottes, kasbahs et monuments témoignent de l’intérêt des hommes pour cette région depuis l’âge de la pierre jusqu’aux dynasties du Maroc médiéval.

Les traditions artistiques, culinaires, vestimentaires et linguistiques donnent un cachet d’authenticité à la région. L’artisanat, quant à lui, symbolise cette diversité culturelle.

Sa situation intermédiaire entre le Sahara et le centre du pays en fait un lieu d’Histoire, d’économie et de culture, où le Nord épouse le Sud. Guelmim, qui a longtemps été un carrefour des caravanes sahariennes, est le point de départ idéal pour un tour dans cette région, porte du Sahara marocain reliant le désert à l’océan.

Outre sa diversité culturelle, la région se distingue aussi par la variété de ses paysages naturels. Il y a d’abord l’étendue de son littoral sur des centaines de kilomètres avec ses plages paradisiaques: Akhfennir, Mirleft, Legzira offrent des paysages spectaculaires.

Avec leurs arches naturelles, falaises rouges et eaux cristallines, ces spots attirent les amateurs de sports nautiques et de pêche, mais aussi les ornithologues.

Les embouchures des oueds (Chbika, Drâa et Oum Fatima) accueillent des milliers d’oiseaux migrateurs. La station Plage Blanche et la nouvelle zone touristique d’Oued Chbika sont aussi deux pôles d’attraction incontournables avec leurs plages enchantées.

Les attractions touristiques ne manquent pas dans la région, qui offre également une expérience inédite de tourisme d’aventure. Les plateaux montagneux permettent aux visiteurs d’explorer une nature vierge ou de s’adonner à des sports aériens, notamment le saut en parachute.

Sur la route des dunes de sable d’Assa, des oasis pittoresques et des sebkhas offrent une expérience unique aux visiteurs. L’oasis de Tighmert est un havre de paix avec ses palmeraies et kasbahs, où l’on peut s’imprégner de la culture locale et découvrir un artisanat ancestral, notamment la bijouterie en argent et la tannerie.

Il y a aussi l’oasis de Lemsid ou encore les lacs salés de Tah ou Tazgha. Et il ne faut pas être surpris de croiser des espèces animales en voie de disparition ou encore une faune précieuse.

Le tourisme spirituel et de santé trouve également sa place à Guelmim-Oued Noun, avec des sites tels que ceux d’Asfi et les sources thermales de la région d’Abaynou, réputées pour leurs vertus curatives.

En plus de ses circuits touristiques à caractère sportif et aventureux, la région se distingue par ses atouts culturels divers. La ville de Tan-Tan accueille chaque année le Moussem du chameau, un événement classé au patrimoine immatériel de l’Unesco, célébrant les traditions berbères et sahariennes.

Avec ses contrastes désert, oasis et montagne, Guelmim-Oued Noun dispose d’une richesse de paysages alliant le balnéaire, le saharien, le culturel, l’aventure et la découverte, l’écologique, le thermalisme et le spéléologique. Une panoplie d’attractions pour le visiteur.