Moudawana : Les femmes et les enfants d’abord…

La (bonne) nouvelle est tombée au cœur de l’été : lors du discours du trône prononcé le 30 juillet 2022, le Roi Mohammed VI a ouvert la porte à une révision de la Moudawana, mettant ainsi la protection des droits des femmes au rang des priorités nationales.

Une initiative qui s’inscrit dans la lignée des grandes réalisations de Mohammed VI. En 2004, le Code de la famille de 1958 connaît une réforme sans précédent.
La promulgation du nouveau code, la Moudawana, est alors considérée comme un grand pas vers l’émancipation de la femme marocaine. Adopté à l’unanimité par le Parlement, le texte apporte des changements non négligeables : le passage de l’âge minimum légal de mariage de 15 ans à 18 ans, la possibilité pour la femme de demander le divorce et l’allègement des conditions de celui-ci, la responsabilité conjointe du père et de la mère au sein du foyer familial et, enfin, un nouveau cadre plus restrictif pour encadrer la pratique de la polygamie. Seize ans après son adoption, la Moudawana semble ne plus correspondre aux aspirations des Marocaines et l’heure est à la révision, comme le martèle la société civile, et à sa tête les associations féministes depuis plusieurs années. Message entendu !