Au Royaume
Mohammed VI : 26 ans d’Engagements et de réalisations
Depuis son accession au Trône, le Souverain a déroulé au fil des ans une vision avant-gardiste quant au développement des provinces du Sud et des positions fermes au sujet du processus de résolution du conflit du Sahara. Extraits chocs.
6 Nov 1999
«Nous nous sommes engagé à traiter le dossier du Sahara marocain selon une vision nouvelle, permettant d’agir avec équité, objectivité et réalisme. Ainsi, en présidant la réunion de la Commission Royale de suivi des affaires sahariennes, nous avons donné nos Hautes instructions pour consacrer une enveloppe financière destinée à résoudre le problème du chômage dans ces provinces, à apporter des facilités aux étudiants en matière de transport et à permettre l’intégration sociale des handicapés.»
6 Nov 2000
«Nous sommes convaincu que nos fidèles sujets séquestrés à Tindouf saisissent parfaitement que leur avenir et leur gloire ne peuvent être assurés que dans leur patrie, le Maroc, où ils pourront vivre dignement dans le cadre de la démocratie authentique dont jouissent l’ensemble de leurs frères des différentes régions du Royaume.
Nous sommes déterminé à redoubler d’efforts pour mobiliser toutes les potentialités en vue de garantir une vie prospère et paisible à tous nos sujets dans ces provinces, pour en faire un pôle de prospérité économique et social, à l’instar de ce que nous escomptons pour l’ensemble des régions de notre Royaume et où les régions du sud bénéficient d’une place de premier ordre de notre part.»
6 Nov 2001
«Nous avons fait de sorte que Notre attachement aux principes du dialogue, de la modération, de la paix et du bon voisinage, et au recours à l’arbitrage de la légalité internationale, constitue la voie la plus indiquée pour mettre un terme définitif au conflit artificiel suscité autour de la récupération légitime de nos provinces du Sud. Le Maroc a fait preuve de bonne volonté et manifesté une détermination politique claire et ferme, pour coopérer avec la communauté internationale, afin de transcender l’impasse qui a rendu inapplicable le plan de règlement onusien, en raison des entraves artificiellement dressées par les ennemis de notre intégrité territoriale.»
6 Nov 2002
«Nous avons tenu, au cours de Nos visites successives dans ces provinces, à renouveler le pacte qui nous lie à nos fidèles sujets, à nous enquérir sur place de leur situation et à donner le coup d’envoi de nombreux projets destinés à mettre en valeur les atouts humains et naturels si prometteurs de cette région. C’est dans cette perspective que nous avons créé l’Agence de développement des provinces du Sud. Celle-ci a élaboré un plan de développement intégré, comportant une série de projets ambitieux devant répondre aux aspirations réalistes de leur jeunesse, en particulier celle d’accéder à un emploi productif et à une vie digne.»
6 Nov 2003
«Le Maroc, fort de son unanimité nationale et de son bon droit, restera disposé à contribuer pleinement à toute solution politique consensuelle, réaliste et définitive, pour autant qu’elle prenne en compte son droit légitime de préserver la souveraineté du Royaume, son unité nationale et son intégrité territoriale, dans le respect et en application des principes démocratiques. Toute démarche contraire à cet impératif ne fait que renforcer l’unanimité nationale, mais elle risque, par ailleurs, de plonger toute la région dans l’instabilité, au lieu de promouvoir la coopération pour éradiquer le terrorisme et l’extrémisme, qui menacent l’espace méditerranéen tout entier.»
6 Nov 2004
Nous appelons les partis politiques, les Conseils élus et toutes les forces vives de la nation à s’investir efficacement dans l’action engagée pour plaider et défendre la justesse de la cause de notre intégrité territoriale, dans le cadre d’un plan d’action efficient, accompagnant et complétant les efforts déployés par la diplomatie officielle. J’affirme, au nom du Maroc, qu’indépendamment des écueils conjoncturels, nous parviendrons à une solution politique consensuelle pour ce conflit artificiel qui constitue un des obstacles majeurs à la concrétisation du grand projet de développement envisagé. Seule cette solution, en effet, est en phase avec la logique de l’Histoire.
6 Nov 2005
«Nous appelons de nouveau toutes les instances et les organisations nationales à remplir la mission qui leur incombe dans la mobilisation de l’opinion publique et l’encadrement effectif et sur le terrain des citoyens pour consolider leur adhésion massive, consciente et responsable à cette sage orientation, dans le cadre de l’unanimité nationale sans faille autour de la question nationale, et à mobiliser davantage de soutien international à cet égard. Nous les exhortons, en outre, à davantage de vigilance et de mobilisation pour la levée du siège imposé à nos citoyens séquestrés dans les camps de Tindouf. En effet, leur avenir se trouve dans un Maroc démocratique, uni et à même de leur garantir toutes les conditions propices à l’exercice d’une citoyenneté pleine et entière et à une vie libre et digne.»
6 Nov 2006
«Depuis notre accession au Trône, nous sommes resté fermement attaché à ces principes dans la gestion des grands dossiers de la nation. Notre démarche a été celle de la démocratie authentique dont la vertu cardinale est de permettre aux forces vives de la nation et aux acteurs directement concernés de s’investir dans le traitement de ces dossiers dans le cadre du dialogue et de la concertation. Il en résulte que les décisions concernant les questions majeures et déterminantes pour la nation se conçoivent et se construisent à la base, pour être affinées et finalisées au sommet. C’est sur ces prémisses que s’est fondée Notre initiative d’octroyer à nos provinces du Sud une autonomie élargie dans le cadre de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale.»
6 Nov 2007
«Le Maroc, se fondant sur une approche de concertation aux niveaux local et national, et s’appuyant sur une unanimité sans faille, s’est attaché à présenter une initiative courageuse en faveur de l’autonomie, initiative qui répond aux standards internationaux, respecte la légalité internationale et prend en considération les spécificités socioculturelles de la région. Nous avons déployé des efforts positifs pour donner corps à ce projet, en restant animés d’un esprit responsable, audacieux et réaliste. Conjugués au vaste appui international recueilli par notre initiative constructive, ces efforts ont donné lieu à une nouvelle approche onusienne dans le traitement réservé à notre cause nationale fondamentale. C’est une démarche judicieuse qui écarte, de façon définitive, tous les plans stériles antérieurs.»
6 Nov 2008
«En vue de trouver une issue à ce différend, le Maroc a donné la démonstration de sa volonté sincère de faire la part des choses entre le différend régional sur le Sahara et le développement souhaité des relations bilatérales avec l’Algérie. Malheureusement, à travers sa position officielle, ce pays cherche à entraver la dynamique vertueuse enclenchée par l’Initiative marocaine. En effet, il met tout en œuvre pour faire perdurer la situation actuelle, qui fait planer les périls de la balkanisation sur la région du Maghreb et du Sahel, et ce, à un moment où les mutations régionales et internationales exigent le regroupement pour pouvoir relever les défis majeurs qui se posent à cette région en matière de développement, et faire face aux dangers sécuritaires qui la guettent. De même, le refus obstiné de tous les efforts de normalisation consentis par le Maroc, ainsi que ceux déployés par des pays frères et amis, et par des puissances influentes sur la scène internationale, va à l’encontre de la logique de l’histoire et de la géographie, laquelle est incompatible avec la fermeture des frontières entre deux pays voisins et frères.»
6 Nov 2009
Nous affirmons qu’il n’y a plus de place pour l’ambiguïté et la duplicité : ou le citoyen est marocain, ou il ne l’est pas. Fini le temps du double jeu et de la dérobade. L’heure est à la clarté et au devoir assumé. Ou on est patriote ou on est traitre. Il n’y a pas de juste-milieu entre le patriotisme et la trahison. On ne peut jouir des droits de la citoyenneté et les renier à la fois en complotant avec les ennemis de la patrie. Quant aux adversaires de notre intégrité territoriale et ceux qui se meuvent dans leur giron, ils savent plus que d’autres que le Sahara est une cause cruciale pour le peuple marocain, uni autour de son Trône qui est le dépositaire et le garant de sa souveraineté, de son unité nationale et de son intégrité territoriale.
6 Nov 2010
«Il est révolu le temps des dérobades où certains pouvaient se soustraire à leurs obligations. L’heure de vérité a sonné pour dévoiler à la communauté internationale les affres de la répression, de l’intimidation, de l’humiliation et des tortures qui sont infligées à nos compatriotes dans les camps de Tindouf, en violation flagrante des principes les plus élémentaires du droit international humanitaire. Face à cette situation dramatique, Nos fidèles sujets à Tindouf, hommes et femmes, vieillards et enfants, ne cessent d’exprimer courageusement et avec de plus en plus de véhémence, leur opposition croissante à la répression et la tyrannie. Preuve en est que, malgré les contraintes du blocus étouffant qui leur est imposé, ils regagnent massivement leur patrie, le Maroc, se mettant spontanément en phase avec l’Initiative d’autonomie et l’esprit du projet de régionalisation avancée.»
6 Nov 2011
«Nous commémorons aujourd’hui le 36e anniversaire de la Marche Verte, dans un contexte national marqué par l’entrée de notre pays dans une ère constitutionnelle nouvelle qui consolide son esprit unitaire et renforce notre modèle spécifique en matière de démocratie et de développement. Forts des réformes profondes engagées par le Maroc, et de la réactivité positive de notre pays aux mutations en cours, nous sommes aujourd’hui plus confiants et plus déterminés à poursuivre cette marche constamment renouvelée. Il s’agit, en effet, de consolider l’intégrité territoriale de notre pays, de raffermir l’État de droit et des institutions et d’enraciner la bonne gouvernance dans toutes les régions du Royaume. Les premiers bénéficiaires de ces avancées sont nos provinces sahariennes et leurs fils fidèles, auxquels la nouvelle Constitution réserve de nouveaux et substantiels acquis démocratiques. Elle consacre ainsi le Hassani comme un des éléments constitutifs de l’identité culturelle marocaine unie, et assigne à l’État la responsabilité d’en assurer la protection et le développement. Elle fait également de la régionalisation avancée la voie d’accès à la bonne gouvernance pour ces provinces.»
6 Nov 2012
«Nous appelons à l’élaboration d’un modèle de développement régional intégré et rigoureux, s’appliquant à une échelle la plus large possible et visant à créer une synergie et une complémentarité entre les programmes sectoriels. Car il s’agit de relever les différents défis auxquels la région fait face et de favoriser la mise en place d’un système économique régional, qui soit favorable à la croissance et à la création de richesses et générateur d’emplois, notamment au profit des jeunes. Afin d’assurer les conditions de réussite de ce projet ambitieux, et compte tenu de ce dont dispose le Conseil économique, social et environnemental en termes de compétences, d’attributions et de composition plurielle, il est le plus apte à en assurer la préparation suivant une approche participative permettant la participation des populations concernées et le concours de tous les acteurs nationaux.»
6 Nov 2013
«Contrairement aux allégations des adversaires du Maroc sur une prétendue exploitation des richesses du Sahara, une partie importante des ressources et des richesses des régions centrales et septentrionales du Maroc est dédiée à la satisfaction des besoins de nos citoyens du Sud, comme le confirment tous les indicateurs et les données économiques concernant cette région. Soucieux de conforter ce processus, Nous entendons parachever l’élaboration et la mise en œuvre du modèle de développement régional pour nos provinces du Sud (…).
Il ne s’agit pas d’une simple proposition de solutions palliatives pour une conjoncture d’urgence ni de projets isolés déconnectés les uns des autres, mais plutôt d’une vision développementale intégrée, fondée sur une analyse objective de la situation effective dans nos provinces du Sud, en vue de poser les bases fondatrices d’une politique intégrée, à long terme, dans les différents domaines. Ce modèle, nous le voulons multidimensionnel, fondé sur l’attachement aux valeurs du travail et de l’effort, du mérite et de l’égalité des chances, un modèle tourné vers l’avenir, où la femme et la jeunesse occupent une place particulière.»
6 Nov 2014
«L’affaire du Sahara n’est pas la cause des Sahraouis uniquement. Le Sahara est l’affaire de tous les Marocains. Et, comme je l’ai dit dans un discours précédent : Le Sahara est une question d’existence et non une question de frontières. Le Maroc restera dans son Sahara, et le Sahara demeurera dans son Maroc jusqu’à la fin des temps (…).
Chacun sait dans quel état se trouvait le Sahara avant 1975. À ceux qui ignorent ou feignent d’ignorer la vérité, je livre ces quelques données : depuis la récupération de notre Sahara, pour chaque dirham des recettes de la région, le Maroc investit 7 dirhams dans son Sahara, dans le cadre de la solidarité entre ses régions et entre les enfants de la Patrie unie. Quant aux indicateurs de développement humain dans la région, ils étaient, en 1975, inférieurs de 6% par rapport aux régions du nord du Maroc, et de 51% par rapport à la moyenne nationale en Espagne. Aujourd’hui, ces indicateurs dans les provinces du Sud dépassent de loin la moyenne des autres régions du Royaume. Voilà pourquoi je dis, et en toute responsabilité : Assez de mystification sur une prétendue exploitation par le Maroc des richesses de la région !»
6 Nov 2015
«Le Maroc refuse toute aventure aux conséquences incertaines, potentiellement dangereuses, ou toute autre proposition creuse ne servant à rien d’autre qu’à torpiller la dynamique positive enclenchée par l’Initiative d’autonomie. Le Maroc s’opposera aussi aux campagnes hostiles qui visent les produits économiques marocains, avec le même sens du sacrifice et le même engagement dont il fait preuve dans les domaines politique et sécuritaire pour défendre son unité et ses valeurs sacrées. Pour ceux qui, en violation du droit international, veulent boycotter ces produits, libre à eux de le faire. Mais, ils devront assumer les conséquences de leurs décisions. Le Maroc a le droit d’ouvrir la porte à ses partenaires, États et entreprises mondiales, pour profiter des opportunités d’investissement que la région va offrir grâce aux grands projets qui seront lancés. Vu que Nous ne faisons pas de distinction entre les régions nord et sud du Royaume, il n’y a pas pour Nous de différence entre les tomates d’Agadir et celles de Dakhla, les sardines de Larache et celles de Boujdour et le phosphate de Khouribga et celui de Boucraa.»
6 Nov 2016
«En m’adressant à toi aujourd’hui, à l’occasion du quarante-et-unième anniversaire de la Marche Verte, depuis la ville de Dakar, capitale de la République du Sénégal sœur, Je sais que tu ne seras point surpris par une telle décision. En effet, le Sénégal fut parmi les États ayant participé à cette épopée nationale, aux côtés d’autres pays africains et arabes. Ce pays qui nous est si cher a toujours été à la tête des défenseurs de l’intégrité territoriale et des intérêts supérieurs du Royaume. (…)
La réintégration par le Maroc de l’Union africaine n’est pas une décision tactique, pas plus qu’elle n’a obéi à des calculs conjoncturels. Elle est plutôt l’aboutissement logique d’une réflexion approfondie. Et lorsque nous annonçons notre retour, nous ne demandons la permission de personne pour obtenir notre droit légitime. En tout état de cause, le Maroc est de retour pour retrouver sa place naturelle.»
6 Nov 2017
«Dès que le Maroc a eu son indépendance – bien avant que la question du Sahara ne soit consignée aux Nations unies en 1963–, Alors qu’aucune revendication ne portait sur la libération du Sahara, à l’exception des demandes légitimes formulées alors par le Maroc ; Mieux encore, bien avant que l’Algérie ne devienne indépendante ; Antérieurement à tous ces faits, s’adressant aux chioukhs et aux représentants des tribus sahraouies venus lui faire allégeance – la Beia -, Notre grand-père
avait souligné les droits historiques et légitimes du Maroc sur son Sahara. Il déclara en substance : «Nous proclamons solennellement que nous poursuivrons notre action pour le retour de notre Sahara, dans le cadre du respect de nos droits historiques et conformément à la volonté de ses habitants…».
«Replacée dans le contexte de l’époque, cette déclaration est sans ambiguïté, et nul ne peut remettre en cause son bien-fondé. Plus qu’un engagement, elle est l’expression d’une alliance pérenne entre le Trône et le peuple. En outre, cette proclamation atteste la permanence de la marocanité du Sahara, et ce, bien avant la mise en scène artificielle d’un conflit indûment suscité autour de cette vérité historique. Aussi, le Sahara restera marocain jusqu’à la fin des temps, et les sacrifices qu’il sera nécessaire de consentir pour qu’il en soit toujours ainsi importent peu.»
6 Nov 2018
«En toute clarté et en toute responsabilité, je déclare aujourd’hui la disposition du Maroc au dialogue direct et franc avec l’Algérie sœur, afin que soient dépassés les différends conjoncturels et objectifs qui entravent le développement de nos relations.
À cet effet, je propose à nos frères en Algérie la création d’un mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation. Le niveau de représentation au sein de cette structure, son format, sa nature sont à convenir d’un commun accord. Le Maroc est ouvert à d’éventuelles propositions et initiatives émanant de l’Algérie pour désamorcer le blocage dans lequel se trouvent les relations entre les deux pays voisins frères. En vertu de son mandat, ce mécanisme devra s’engager à examiner toutes les questions bilatérales, avec franchise, objectivité, sincérité et bonne foi, sans conditions ni exceptions, selon un agenda ouvert.»
6 Nov 2019
«Le Sahara marocain constitue le portail du Maroc vers l’Afrique subsaharienne. Depuis notre accession au Trône, nous avons inscrit notre continent au cœur de notre politique extérieure. Ainsi, nous avons effectué de nombreuses visites dans ses différents pays et conclu avec eux près de mille accords couvrant tous les domaines de coopération. Cette orientation a porté ses fruits, puisque le Maroc occupe désormais une place de choix en Afrique, dans les domaines économique, politique, culturel et religieux. Bien plus, nous sommes déterminé à ériger le Maroc en acteur clé de la construction de l’Afrique de demain.
Notre ambition est également d’accroître le niveau des échanges commerciaux, ainsi que le volume des investissements marocains à l’échelle du continent. Il s’agit, in fine, d’amorcer une étape nouvelle, sur la base d’intérêts mutuellement bénéfiques. Pour atteindre ces objectifs, le Maroc devra honorer ses engagements et continuer à consolider sa présence en Afrique.»
7 Nov 2020
«Le Maroc restera ferme sur ses positions et ne se laissera nullement fléchir par les provocations stériles et les manœuvres désespérées des autres parties. D’ailleurs, force est de constater que le déclin consommé de leurs thèses surannées les a précipitées dans le scénario typique d’une fuite en avant. À cet égard, nous réitérons notre rejet catégorique des agissements inacceptables par lesquels on cherche à entraver la fluidité du trafic entre le Maroc et la Mauritanie, à altérer le statut juridique et historique qui prévaut à l’est du mur de sécurité ou encore à se livrer à une exploitation illégitime des ressources de la région.
Le Maroc, fidèle à lui-même, ne se départira pas du bon sens et de la sagesse dont il a coutume. En revanche, c’est avec la dernière vigueur et la plus grande fermeté qu’il s’opposera aux abus cherchant à porter atteinte à la sécurité et à la stabilité de ses provinces du Sud.»
6 Nov 2021
«Il nous faut saluer nos Forces Armées Royales qui, le 13 novembre 2020, ont restauré la libre circulation des personnes et des marchandises au point de passage Guerguerat, reliant les deux pays frères, le Maroc et la Mauritanie. Cette action pacifique ferme a mis un terme aux provocations et aux agressions dont le Maroc avait déjà signalé à la communauté internationale la gravité pour la sécurité et pour la stabilité de la région.
De manière aussi constructive, nous apprécions de voir croître et s’amplifier le soutien concret dont jouit notre cause juste. À cet égard, la décision souveraine des États-Unis d’Amérique de reconnaître la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara constitue un sujet de fierté pour Nous (…). Par ailleurs, la décision de plus de vingt-quatre pays d’ouvrir un consulat à Laâyoune ou à Dakhla confirme le large soutien dont bénéficie la position marocaine, surtout au sein de l’environnement arabo-africain de notre pays.
C’est assurément la meilleure réponse juridique et diplomatique à ceux qui prétendent que la reconnaissance de la marocanité du Sahara n’a pas de visibilité franche et concrète sur le terrain.»
6 Nov 2022
«À travers l’Histoire, le Sahara marocain a constamment constitué un lien entre le Maroc et sa profondeur africaine sur les plans humain, culturel et économique. Aussi, l’effort de développement que nous menons au Sahara nous permet de consolider ce rôle historique de manière ferme et durable et, au-delà, de l’inscrire dans une perspective résolument tournée vers le futur. Cette orientation est fondamentalement en phase avec la nature même des relations privilégiées unissant le Maroc au reste des pays africains, que nous avons à cœur de développer, au mieux des intérêts communs de nos peuples frères (…).
Compte tenu de l’intérêt particulier que nous portons au partenariat avec les États de l’ouest du continent, le Gazoduc Nigéria-Maroc représente pour nous plus qu’un projet bilatéral entre deux pays frères. notre souhait est qu’il soit plus largement un projet stratégique profitable à l’ensemble de la région de l’Afrique de l’Ouest, dont la population dépasse 440 millions d’habitants.»
6 Nov 2023
«Si, par sa façade méditerranéenne, le Maroc est solidement arrimé à l’Europe, son versant atlantique lui ouvre, quant à lui, un accès complet sur l’Afrique et une fenêtre sur l’espace américain. C’est la raison pour laquelle nous sommes déterminé à entreprendre une mise à niveau nationale du littoral, incluant la façade atlantique du Sahara marocain. Nous sommes également attaché à ce que cet espace géopolitique fasse l’objet d’une structuration de portée africaine. Notre souhait est que la façade atlantique devienne un haut lieu de communion humaine, un pôle d’intégration économique, un foyer de rayonnement continental et international. Pour cela, en menant à bonne fin les projets d’envergure qui y sont lancés, nous veillons à doter nos provinces du Sud des services et des infrastructures indispensables à leur développement économique.»
6 Nov 2024
(…) La reconnaissance internationale accrue de la marocanité du Sahara et du large soutien à la proposition d’Autonomie. En contraste avec cet état de choses légitime et naturel, se dresse malheureusement une autre configuration, déconnectée du monde réel en ce sens qu’elle se nourrit des mythes du passé et s’accroche désespérément à des thèses périmées (…). Les sacrifices de la génération de la Marche Verte nous incitent à plus de mobilisation et de vigilance pour renforcer nos acquis en ce qui concerne la consolidation de la marocanité du Sahara et pour poursuivre la dynamique de développement à l’œuvre dans nos provinces du Sud. Dans le même esprit, il faut veiller à ce que les fruits du progrès et du développement profitent aux citoyens de toutes les régions du pays, du Rif au Sahara, de l’Oriental à l’Océan, en passant par les zones montagneuses, les plaines et les oasis.
