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Au Royaume

Lgv, autoroutes, aéroports.. Le grand bond en avant des infrastructures de transport

Voies rapides, autoroutes, ports, aéroports, lignes à grande vitesse, gares, RER…, le pipe de projets structurants est bien garni pour les prochaines années. Tour d’horizon des chantiers phares.

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L’effort d’investissement dans les infrastructures de transport ne faiblit pas, bien au contraire. Le budget du département du Transport et de la logistique a même été revu à la hausse de manière conséquente (+43% à 10,6 milliards de dirhams), au titre de la Loi de finances 2024. Et pour cause, les projets en cours ou à venir sont aussi nombreux que stratégiques.

Sur le plan des infrastructures routières et autoroutières, les travaux vont bon train. Parmi les chantiers phares menés par la Société nationale des Autoroutes du Maroc figurent le triplement de l’autoroute Casablanca-Berrechid et de l’autoroute de contournement de Casablanca, ainsi que la construction de la nouvelle autoroute Tit Mellil-Berrechid. On retrouve également le projet d’autoroute Guercif-Nador pour accompagner le projet du port Nador West Med. L’un des chantiers les plus emblématiques est la voie express Tiznit-Dakhla. D’un coût d’environ 10 MMDH, cette voie rapide longue de 1.055 km devrait être livrée cette année. Elle contribuera à l’attractivité de la région et à l’essor économique des provinces du Sud.

Dans le domaine portuaire, deux projets d’envergure sont en cours : le port Dakhla Atlantique et Nador West Med. Le premier, qui mobilise un investissement de 12,65 MMDH, devrait être achevé en 2028. Il contribuera à ériger la région de Dakhla en hub incontournable et porte d’entrée vers le continent africain. Le second, dont l’exploitation est prévue pour le début de 2025, se veut être une extension stratégique du port Tanger Med. D’un coût de 10 MMDH, il permettra de traiter 3 millions de conteneurs. De quoi renforcer considérablement le rôle portuaire du Maroc dans la région et drainer une partie de l’activité maritime mondiale, alors que Tanger Med atteint sa pleine capacité.

Les rails de l’avenir
Le secteur ferroviaire s’apprête, quant à lui, à entrer dans une nouvelle ère. Les lignes à grande vitesse (LGV) Kénitra-Marrakech pour 53 MMDH et Marrakech-Agadir (50 MMDH) sont actuellement dans la phase d’étude.

L’objectif est qu’elles soient opérationnelles avant le Mondial 2030. En parallèle, de nouvelles gares LGV verront le jour, notamment à Rabat (Hay Riad), au niveau de l’aéroport Mohammed V et du futur Grand Stade de Benslimane, ainsi qu’à Marrakech Palmeraie. Au total, le Plan ferroviaire 2040 de l’ONCF a placé la barre très haut. Il prévoit la construction de 1.300 km de nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse, ainsi que l’établissement de 3.800 km de lignes classiques. L’objectif est de connecter 43 villes, contre 23 actuellement, et de couvrir 87% de la population nationale, contre 51% actuellement. Un autre chantier non moins important est relatif à l’augmentation des capacités d’accueil des aéroports du Royaume. Il s’agit en particulier de la réalisation des études techniques et architecturales pour plusieurs infrastructures aéroportuaires, notamment Marrakech Menara dont la capacité devra atteindre 11,5 millions de passagers, Agadir-Al Massira 4,4 millions, Tanger-Ibn Battouta 3,2 millions. Objectif : être au diapason des ambitions touristiques du Royaume et se préparer aux grands événements que le pays s’apprête à accueillir.