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Au Royaume

Les médecins de la politique (1/2)

En vue d’assurer leur ancrage dans les différents milieux professionnels, certaines formations politiques optent pour la création d’organisations parallèles, alors que d’autres comptent davantage sur un «prolongement syndical» dans le secteur de la santé. Tour d’horizon.

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Nabila Rmili – RNI

Réfléchir et proposer
Poursuivant sa dynamique organisationnelle, consistant en la mise sur pied de diverses organisations parallèles, le RNI a consacré un intérêt particulier au secteur de la santé. Ainsi, dès 2018, le parti de la Colombe a créé une organisation nationale des cadres et du personnel de la santé.

Un cadre, dont la coordination est assurée par Nabila Rmili, où il s’agit à la fois de prendre en considération les intérêts des professionnels dudit secteur, mais aussi en accordant une attention particulière à la défense des droits des patients.

Une vision issue d’un contact direct avec les réalités du terrain, fruit des tournées réalisées dans l’ensemble du territoire, lesquelles ont été marquées par l’écoute autant des professionnels que des citoyens. Sans tapage médiatique, l’organisation s’active, également, dans le cadre de campagnes médicales au profit des populations dans les régions éloignées.

On l’aurait compris, l’organisation du RNI prend ainsi sur elle d’accompagner la démarche du parti en s’inscrivant dans le cadre de la consolidation des fondements de l’État social où la variante Santé constitue l’un des piliers majeurs.

Karim Belmokadem – USFP

Un bras syndical dans la santé

Àl’Union socialiste des forces populaires, le bras santé de la Fédération démocratique du travail, c’est le syndicat national de la santé publique qui porte le flambeau de la revendication.

Ce dernier était, depuis quelques semaines, en pleine préparation de son 5e congrès qui a eu lieu du 18 au 20 avril dernier. À la tête de ce syndicat, puis le 9e congrès national, Dr Karim Belmokadem, secrétaire général national sortant, est à l’œuvre pour qu’un rendez-vous soit sous le signe d’une inflexion dans l’histoire de ce syndicat, indique-t-on dans ses rangs.

Lequel Belmokadem a été reconduit à l’unanimité. Bien entendu, c’est le côté revendicatif qui prédomine dans l’approche de ce syndicat qui avait figuré parmi les piliers de la constitution de la FDT lors de sa création en novembre 1978. Une création, rappelons-le, qui est intervenue suite au départ fracassant du tandem Noubir Amaoui-Abdelmajid Bouzoubaâ qui ont «emporté» dans leurs bagages une bonne partie de l’aile syndicale de l’USFP et, particulièrement, son prolongement dans le secteur de la santé.

Khalid Lahlou – Istiqlal 

Une ligue et un prolongement syndical
Le parti de l’Istiqlal a ceci de particulier, puisqu’il dispose à la fois d’une ligue, dirigée par Khalid Lahlou, regroupant les médecins istiqlaliens, mais aussi de son bras syndical par le truchement de l’Union générale des travailleurs du Maroc.

Cette dernière compte, d’ailleurs, une organisation syndicale dédiée au secteur de la santé, à savoir la Fédération nationale de la Santé, qui revendique un ancrage dans un secteur où l’équilibre des forces se juge à l’aune des masses mobilisables dans un secteur où le corps des infirmières et des infirmiers pèse le plus.

D’ailleurs, lors des négociations des accords sociaux, qui ont été signés en juillet 2024 avec le gouvernement, c’est la Fédération relevant du bras syndical du parti de la Balance qui a été présente lors de la cérémonie officielle.