Au Royaume
Les caprices d’un dénommé Eyjafjöll
Le Maroc aérien paralysé par les cendres.
Environ 250 vols au départ et à destination du Maroc annulés ou déroutés pendant 24 heures, 8 aéroports fermés et des centaines de millions de DH de manque à gagner. On n’imaginait pas que le Maroc serait touché par le nuage de cendres volcaniques que continue de cracher le volcan islandais. Les vents en auront décidé autrement. Lundi, dans l’après-midi, le nuage poussé par des vents capricieux se divisait en deux au niveau des Açores. Une partie aura dérivé vers le continent américain alors que l’autre longeait l’Atlantique pour submerger l’espace aérien marocain dans un rayon de 5 000 km. Résultat : les aéroports de Casa, Rabat, Tanger, Tétouan et Essaouira, bloqués dès 8 h du matin avant que ceux d’Agadir, Tan-Tan et Guelmim ne suivent au cours de la même matinée.
Une situation qui a obligé l’équipage du vol spécial Rabat-Oujda, qui transportait les officiels devant assister aux obsèques d’Abdelaziz Meziane Belfqih, à décoller, mardi 11 mai à 7 h, une heure plus tôt que prévu pour éviter la fermeture de l’espace aérien. Des membres du gouvernement n’ayant pas pu être avertis durant la nuit ont ainsi raté la cérémonie d’enterrement.
Mercredi 12 mai, l’activité aérienne avait repris son cours normal sans que l’on ne sache si le scénario allait se reproduire dans les jours qui viennent. Certes, des 400 tonnes de cendres par seconde que le volcan crachait il y a une semaine, le débit est tombé à 50, mais rien ne permet de savoir si ce calme relatif va durer. Croisons les doigts.