La 37e Journée de l’architecte se penche sur la mise à niveau durable des régions

Organisé à Erfoud, cet évènement a mis en relief les possibilités de développement de la région Drâa-Tafilalet, tout en préservant le tissu patrimonial des ksours et kasbahs.

La 37e édition de la Journée nationale de l’architecte a été célébrée cette année à Erfoud, le 14 janvier dernier. A l’initiative du Conseil national de l’Ordre des architectes et en partenariat avec le ministère de l’Habitat, cette manifestation a été organisée sous le thème : «Pour une planification et une mise à niveau durable des régions : cas de Drâa-Tafilalet».

L’accent a été mis sur cette région vu sa valeur écologique ainsi que son riche capital historique et religieux. De même, la région se démarque par ses méthodes de construction durables (ksours et kasbahs) et ses dispositifs de mobilisation des eaux souterraines.

L’objectif durant cette journée a été donc d’étudier la stratégie à mettre en place pour préserver ces édifices et leur mise en valeur, surtout que les possibilités de développement socio-économique et environnemental qu’implique le réaménagement de ces ksours et des kasbahs sont nombreuses et variées. Ce sont des structures qui peuvent constituer l’un des principaux piliers du développement au niveau régional.

Fatima Ezzahra El Mansouri, ministre de l’Habitat, a souligné la nécessité d’une réflexion collective, afin de valoriser le tissu patrimonial pour le préserver et le pérenniser, créer des opportunités d’emplois dans des secteurs porteurs liés à la recherche, l’innovation et la formation, soutenir la convergence des interventions publiques en la matière et investir dans l’élément humain.

Il reste que l’urbanisation que connait le Maroc, et qui devrait atteindre 75% à l’horizon 2030, le met face à des enjeux socioéconomiques majeurs. Il ne s’agit plus d’offrir un logement décent, mais aussi un cadre de vie intégré et cohérent, avec la mixité sociale et fonctionnelle adéquate : des infrastructures de base de qualité, des équipements publics et de proximité suffisants, des espaces verts à la hauteur des aspirations et la disponibilité de l’emploi et des activités économiques et commerciales…

«La prise en charge de ces enjeux passe inévitablement par une meilleure anticipation des besoins au niveau territorial et une planification, à court, moyen et long terme, des actions et projets pour les satisfaire dans le cadre d’une vision urbanistique globale et intégrée» a précisé, de son côté Badre Kanouni, président du directoire de la holding Al Omrane.