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Au Royaume

Gaz Tendrara : Un jalon décisif pour la souveraineté énergétique

Opérationnel dès 2026, ce champ gazier, bientôt raccordé au réseau national de gazoducs, permettra au Maroc de réduire sa facture énergétique, renforcer la sécurité de son approvisionnement et soutenir son développement industriel.

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Le 8 décembre, le Royaume a franchi une étape stratégique dans son ambitieux programme d’infrastructures gazières. Dans un communiqué, la société britannique Sound Energy a annoncé le lancement des premières opérations de mise en service du premier puits du champ gazier de Tendrara, situé dans la région de l’Oriental.

Bonne nouvelle pour le secteur : la production et les premières ventes de gaz naturel liquéfié (GNL) devraient démarrer dès 2026, marquant la première exploitation commerciale d’un gisement gazier terrestre au Maroc depuis plusieurs années.

La première phase du projet prévoit une production annuelle de 100 millions de mètres cubes pendant dix ans à partir de la première livraison, avec une montée en puissance possible jusqu’à 400 millions de m3 par an lors de la seconde phase. Le gaz produit sera destiné en priorité à la production d’électricité, via son injection dans le gazoduc Maghreb-Europe.

Le démarrage de la production marque un tournant stratégique pour le Maroc : le gaz issu de Tendrara contribuera à sécuriser l’approvisionnement national, à réduire la facture énergétique et à renforcer la compétitivité industrielle.

Acheminé via le réseau national de gazoducs, le GNL alimentera notamment les industries chimiques, cimentières et électriques, en particulier les centrales de Mohammedia et de Kénitra, ainsi que la future centrale Al Wahda, appelée à devenir la plus grande centrale à turbine à gaz du Royaume (990 MW, mise en service prévue en 2027).

Une dynamique qui devrait se traduire par une baisse notable des coûts énergétiques pour les entreprises locales.

Renforcement de la gouvernance minière
Dans cette logique de souveraineté énergétique, le ministère de la Transition énergétique a lancé, le 5 décembre, deux appels à concurrence internationaux pour mettre en œuvre la première phase de l’infrastructure gazière nationale.

Le premier concerne l’affrètement d’une unité flottante de stockage et de regazéification (FSRU), destinée à servir de terminal GNL au port de Nador West Med, future porte d’entrée du gaz liquéfié importé.

Le second comprend la conception, la construction, le financement et l’exploitation d’un réseau national de gazoducs reliant ce terminal au Gazoduc Maghreb-Europe (GME), avant son extension vers les zones industrielles de Kénitra et Mohammedia. Le budget global prévu pour ces infrastructures est estimé à 9,5 milliards de dirhams (MMDH).

Parallèlement, la transformation de l’Onhym en société anonyme devrait renforcer sa gouvernance, consolider son rôle dans la chaîne de valeur minière, notamment dans le transport et le stockage du gaz naturel, et améliorer sa rentabilité.