Evénement
Marhaba 2025 : Tout un dispositif au service des MRE
Fluidité, sécurité et sûreté. Ce sont les trois mots d’ordre qui président au déroulement de l’opération Marhaba 2025. Tous les moyens nécessaires sont mobilisés pour réunir les conditions d’un meilleur accueil des MRE. Du 10 juin au 15 septembre, la Fondation Mohammed V pour la solidarité est à l’œuvre.
Mardi 10 juin. Au premier jour du lancement officiel de l’opération Marhaba, le port Tanger Med, de loin la première porte d’accès des Marocains résidant à l’étranger, recevait les premiers navires transportant les MRE se rendant dans le pays pour leurs vacances estivales.
Et ce n’est pas parce que l’opération 2024 a été un succès qu’on se repose sur ses acquis. Comme à l’accoutumée, au Maroc, on met les petits plats dans les grands pour accueillir dans les meilleures conditions les Marocains résidants à l’étranger. Et le dispositif, lancé ce mardi 10 juin, piloté et mis en exécution par la Fondation Mohammed V pour la solidarité, en coordination avec les parties prenantes, en livre la démonstration.
En effet, pour l’opération Marhaba 2025, qui en est à sa 25e édition, ce sont pas moins de 1.200 personnes qui sont mobilisées pour être à l’écoute des MRE, les assister et leur fournir l’aide et les secours nécessaires. Un contingent qui compte, outre des équipes de la Fondation Mohammed V pour la solidarité, des assistantes sociales, des médecins, des cadres paramédicaux et autres volontaires.
Maillage d’accompagnement…
Le dispositif global d’accueil a été activé simultanément au Maroc, en France, en Espagne et en Italie. Le nombre d’espaces d’accueil Marhaba cette année s’élève à 26, avec notamment l’entrée en service de deux nouveaux sites au niveau des aéroports de Laâyoune et de Dakhla.
Or, parmi ces sites, on dénombre six à l’étranger. Lesquels espaces sont situés au niveau des ports européens de Gênes en Italie, Sète et Marseille en France et Motril, Almeria et Algésiras en Espagne. Tout un maillage.
C’est dire qu’on est en présence d’un accompagnement qui couvre tous les itinéraires que traversent nos MRE.
L’objectif étant, dit-on auprès de la Fondation MohammedV pour la solidarité, de les accompagner tout au long de leur voyage, en vue de leur faciliter les démarches administratives et douanières, mais aussi leur fournir des services d’assistance médicale et sociale.
Par ailleurs, et en vue d’assurer la fluidité requise, l’offre du transport maritime a été renforcée. En effet, sur les douze lignes de desserte, 29 navires sont mobilisés jusqu’au 15 septembre. Une flotte, apprend-on, qui devait assurer quelque 520 rotations hebdomadaires avec une capacité de transport d’environ 500.000 passagers et 130.000 véhicules par semaine.
Et ce, entre les ports marocains et ceux d’Italie, de France et d’Espagne. Ainsi, si on a mobilisé autant de moyens, c’est qu’on s’attend à un nouveau record des arrivées cette saison. Certaines estimations font état d’une évolution devant se situer entre 3 et 4% par rapport à 2024 où le nombre des MRE entrés au pays était de plus de 3,4 millions de personnes.
Il est à noter, en outre, qu’en parallèle des prestations humanitaires disponibles dans les sites d’accueil Marhaba, un bureau central de coordination (BCC), domicilié à Rabat, assure le suivi des équipes d’assistance déployées sur le terrain, mais aussi mobilise les différentes parties prenantes pour la gestion des sollicitations tout en assurant l’assistance téléphonique Marhaba.
De ce côté, un service d’appels, disponible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, est opérationnel au cours de toute la durée de l’opération. Plusieurs numéros de téléphone et un numéro vert gratuit sont accessibles à partir du Royaume, ainsi que d’autres au niveau de Gênes, Marseille, Motril, Almeria, et Algésiras.
Un travail titanesque qui s’opère, faut-il le rappeler, en étroite coopération avec les autorités espagnoles. D’ailleurs, en préparation de cette nouvelle saison, la Commission mixte maroco-espagnole du transit a tenu plusieurs réunions, dont la toute dernière remonte à mai 2025.
Au sortir de cette réunion, on a appris que du côté espagnol, le dispositif opérationnel comprend le renforcement de la capacité de traitement portuaire, la mobilisation des agents des corps de sécurité et de la police portuaire, l’assistance de la Croix-Rouge, ainsi que la mise en place de centres de coordination et de zones de repos et d’information.
C’est dire que toutes les conditions, humaines et matérielles, sont réunies pour le succès d’une opération d’envergure au service de la communauté marocaine résidant à l’étranger.
Depuis le départ des pays d’accueil jusqu’à leur retour. Bien évidemment, les véhicules d’immatriculation étrangère ne sont pas encore très visibles sur les routes, mais on devrait s’attendre à des pics au cours des semaines prochaines, en particulier au mois d’août comme d’habitude.
Transferts, hausse en vue…
Selon de récentes statistiques, les transferts des Marocains résidant à l’étranger se sont chiffrés à 26,22 milliards de dirhams à fin mars dernier, contre 27,96 milliards de dirhams pour la même période en 2024.
Certes, l’on peut parler d’une légère rétraction, mais certaines projections restent optimistes quant à la possibilité de dépasser les 100 milliards de dirhams d’ici la fin de l’exercice en cours.
Et le record, on l’a atteint déjà l’année dernière avec un volume de 117 milliards de dirhams transférés, générant par la même occasion 7,7% du PIB, contre 115 milliards de dirhams en 2023.
