Evénement
Le Maroc intègre le club des pays à développement humain élevé
Les efforts consentis par le Royaume en matière de développement humain paient. Le tout dernier rapport global du PNUD en donne la démonstration. Et les politiques publiques menées, tambour battant, promettent mieux. Éclairages.
En voilà une bonne nouvelle qui réconforte le volontarisme d’un Royaume qui a fait du développement humain un choix et une priorité. En effet, à la lecture du dernier rapport global sur le développement du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), publié mardi 6 mai, on apprend que le Maroc a réalisé un bond en dépassant le seuil de 0,700 de l’Indice du développement (IDH).
Ce qui lui permet, ipso facto, d’intégrer la catégorie des pays à développement humain élevé, selon les critères du PNUD. Une première dans l’histoire du Maroc !
Cette amélioration reflète, on l’aura compris, des progrès significatifs au niveau de plusieurs paramètres qui sont pris en compte en matière de développement humain. En l’occurrence, les dimensions fondamentales : santé, éducation et niveau de vie.
Des domaines où l’État marocain a investi énormément au cours des dernières années. Or, malgré des contingences peu clémentes, le Maroc a su et pu garder le cap sur fond d’une croissance qui reste robuste. Ce qui, selon l’Observatoire national du développement humain (ONDH), indique «une transformation structurelle progressive des conditions de vie au Maroc».
Plus encore, «les indicateurs sous-jacents confirment cette tendance». D’ailleurs, affirme-t-on auprès de l’Observatoire, présidé par Otman Gair, «les tendances de l’IDH du Maroc illustrent cette progression constante mettant en évidence la consolidation des efforts de développement humain engagés par le Royaume».
Or, ces évolutions, mises en avant par le Rapport global du PNUD, ne sont pas tombées du ciel. Elles sont le fruit de politiques publiques foncièrement orientées vers le renforcement du capital humain, condition indispensable à une croissance inclusive et durable.
Ceci étant, le Rapport de l’organisme onusien relève, néanmoins, que les efforts du Maroc «doivent se concentrer sur la réduction des taux de mortalité maternelle, l’augmentation de la représentation des femmes dans les instances décisionnelles et l’amélioration de leur accès à l’éducation et au marché du travail.»
Sur ce front, le Royaume est conscient des lacunes à combler dans ces différents domaines et les politiques prônées sont résolument tournées vers leur amélioration. Plus encore, en allant dans le sens de la consolidation des fondements de l’État social, tout milite en faveur de l’optimisme quant à la capacité du pays à relever les défis qui s’imposent.
Des points de plus en perspective
D’ailleurs, il suffit de voir le tableau de bord des politiques publiques menées pour se rendre à cette évidence, et ce, à tous les étages. Rien que pour l’illustration, la réforme profonde que le secteur de la Santé est en train de connaître en donne une démonstration palpable.
Une réforme structurelle qui concerne notamment le renforcement de l’offre sanitaire avec, à la clé, les efforts consentis en relevant la capacité litière dans les infrastructures. Mieux encore, ces efforts ont ceci de particulier : ils sont essaimés, dans une perspective inclusive, sur toutes les régions du Royaume.
Ainsi, la multiplication des inaugurations des établissements hospitaliers ces dernières années en est la preuve. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le gouvernement Akhannouch, depuis sa prise de fonction, a fait de ce secteur l’une de ses priorités. Dans le cadre du suivi de la mise en œuvre des piliers de la réforme radicale du système national de la santé, le chef du gouvernement a présidé, récemment, une réunion consacrée à faire le point sur les chantiers en cours de réalisation.
En effet, d’ores et déjà, on constate la mise en place d’instances de gouvernance, la poursuite du développement des infrastructures, la digitalisation du secteur, l’augmentation des effectifs des professionnels de la santé, ainsi que le développement des infrastructures.
Sur ce dernier point justement, on apprendra que les travaux de construction, d’extension et de réhabilitation de 6 centres hospitaliers universitaires et de 79 hôpitaux provinciaux et régionaux avancent. Des chantiers qui vont permettre d’assurer une capacité d’accueil supplémentaire de pas moins de 11.338 lits.
Outre ces aspects liés à l’offre de santé, le gouvernement s’active également sur le front de la formation des professionnels de la Santé. Là encore, les efforts se poursuivent, avec diligence, pour combler les manques existants. De même que le chantier de doter chaque région du Royaume d’une faculté de médecine est sur la bonne voie.
Or, il va sans dire qu’au bout du compte, cet immense chantier débouchera, à coup sûr, le renforcement, avec l’efficience requise, de l’offre sanitaire et facilitera l’accès aux prestations médicales de qualité dans les établissements de santé publics. Ce qui induira une meilleure prise en charge des patients et devra réduire, entre autres impacts attendus, les taux de mortalité maternelle de manière drastique.
L’autre chantier, tout aussi prioritaire, est relatif à l’éducation. Un secteur qui vit à l’heure d’une réforme profonde, matérialisée par la poursuite du chantier de l’extension et de la généralisation de «l’école pionnière». Lancé lors de la rentrée scolaire 2023-2024, ce projet a concerné 626 écoles avec un effectif de 322.000 élèves.
Une année après, et compte tenu du succès rencontré, il a été étendu à 2.626 écoles comptant plus de 1,3 million d’élèves. L’idée étant de faire en sorte que l’on puisse disposer d’une école publique de qualité pour tous. Mieux encore, la greffe est également en train de prendre du côté des collèges avec le lancement, dans une phase pilote, de 232 établissements.
Nos élèves, garçons comme filles, n’en seront que mieux instruits. C’est que, en définitive, il va falloir s’attendre à un meilleur ranking du Royaume dans l’Indice du développement dans les années à venir.
Côté «Gender»
En matière d’égalité des sexes, le Maroc gagne des points. En effet, le Rapport global du PNUD relève une tendance à la baisse de l’Indice d’inégalité de genre (GII). C’est que, progressivement et à la faveur des politiques publiques menées dans ce domaine, le Royaume enregistre une amélioration perceptible en la matière.
Or, à la faveur des évolutions sociétales et aux efforts menés pour réduire le gap entre hommes et femmes, tout porte à croire que le Maroc, dans sa trajectoire de développement humain, a tous les atouts pour avancer encore plus.
Le débat public autour de la réforme du Code de la famille, nonobstant «certaines résistances», démontre bien que la prise de conscience de la nécessité d’aller de l’avant sur ce front est bien réelle. Ça promet.
