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Bilan économique : Le gouvernement a assuré

Lorsque l’Exécutif venait de présenter son programme à son investiture, l’opposition, elle n’était pas la seule, pensait que les engagements qu’il avait pris étaient irréalisables, voire fantaisistes. Quatre ans plus tard, le défi est relevé, l’économie s’est revigorée et certains programmes ont déjà atteint leurs objectifs. La preuve par les chiffres.

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À un peu plus d’une année de la fin du mandat du gouvernement, tous les voyants sont au vert. Plus encore, certains objectifs annoncés pour la fin 2026 ont déjà été atteints. On aura beau accuser l’équipe aux commandes de tous les torts, un exercice auquel s’est livrée l’opposition avec vigueur ces quatre dernières années, mais les chiffres sont là. Têtus et insolents.

Lorsque Aziz Akhannouch et son équipe ont pris place, le pays se trouvait dans une situation pour le moins difficile. Et c’est peu dire. Une contraction sans précédent de l’économie nationale de 7,2% en 2020, une perte de 432.000 emplois en 2020, une aggravation du déficit budgétaire atteignant 7,1% en 2020, avec un endettement dépassant 72% la même année.

À cela s’ajoute la perte pour le Royaume du classement Investment Grade par les agences de notation de crédit en 2021, au moment où la Charte de l’investissement stagne depuis 20 ans, avec l’approbation d’à peine 386 projets d’investissement entre 2012 et juillet 2021, soit une moyenne de 39 projets par an. Et pour ne rien arranger, le Royaume subit une vague de sécheresse sans précédent.

L’impact de tout cela sur la vie des citoyens est sans appel. Une hausse de l’inflation, atteignant en moyenne 6,6% en 2022 et 6,1% en 2023, avec un pic de 10,1% en février et une baisse des récoltes céréalières et de la valeur ajoutée agricole, causant la perte de 215.000 emplois en 2022 et 202.000 en 2023 dans les secteurs de l’agriculture, de la forêt et de la pêche.

Soit autant de facteurs que le gouvernement aurait pu avancer pour ne rien faire, ou presque. Ses prédécesseurs n’ont-ils pas évoqué des «poches de résistances», des «crocodiles et des démons» pour justifier leur incapacité à faire face aux défis de la gestion de la chose publique.

Au lieu de cela, l’actuel gouvernement «a travaillé, depuis son installation, de manière continue et efficace pour consolider les acquis du processus de modernisation et de développement de notre pays», comme l’a notamment déclaré Aziz Akhannouch, mardi dernier, pendant la séance plénière des questions de politique générale à la deuxième Chambre.

Lequel processus, a-t-il ajouté, «repose sur une intégration des dimensions économique et sociale du développement, tout en anticipant les transformations conjoncturelles nationales et internationales». Et le gouvernement a justement consolidé ce processus en mettant en œuvre son programme, axé sur la réalisation d’un développement inclusif et durable et l’établissement des bases d’un État social solide.

Ainsi, l’Exécutif a pu relever ce défi grâce à la mise en œuvre rapide et efficace d’un ensemble de réformes économiques et sociales visant à relancer l’économie nationale, préserver la dignité des citoyens et améliorer leurs conditions de vie. Dans ce cadre, des mesures ont été prises pour stimuler la croissance économique, notamment en renforçant l’effort d’investissement public, passé de 230 milliards de dirhams en 2021 à 340 MMDH en 2025.

Une économie entièrement remise de la crise
Le résultat est là, et ne s’est pas fait attendre. Après quatre ans de travail, souvent dans la discrétion et sans tapage, le PIB a enregistré une croissance de 3,8% (en 2024), malgré des conditions climatiques difficiles, mais grâce à la dynamique des secteurs non agricoles (croissance de 4,5%) et à la force de la demande intérieure.

Une croissance de 4,6% est prévue pour la fin de l’année en cours. Les flux d’investissements directs étrangers ont atteint environ 43,2 milliards de dirhams en 2024, contre 26,3 milliards en 2020, soit une augmentation annuelle moyenne de 13,6%. Ces flux ont connu une progression exceptionnelle depuis le début de 2025, atteignant environ 21,9 milliards de dirhams à fin mai, soit une hausse de 27% par rapport à la même période en 2024.

Les réserves en devises du Royaume, au 26 juin 2025, s’élèvent à environ 402 MMDH, en hausse de près de 10% par rapport à la même période en 2024, couvrant ainsi plus de 5 mois d’importations de biens et services. L’inflation a été maîtrisée à des niveaux modérés, limitée à moins de 1% à fin 2024, après 6,6% en 2022 et 6,1% en 2023.

Quant au taux de chômage, il a diminué de 0,4 point au niveau national, avec la création d’environ 351.000 emplois dans les activités non agricoles au premier trimestre 2025, soit trois fois le nombre enregistré durant la même période en 2024.

«Le gouvernement a œuvré à rétablir les équilibres des finances publiques à travers des réformes structurelles, notamment la réforme du système fiscal, considéré comme un levier stratégique pour la pérennité des finances publiques, la réalisation de la justice fiscale et l’encouragement de l’investissement», a souligné le chef du gouvernement.

Cela s’est fait à travers la mise en œuvre progressive des mesures de la loi-cadre relative à la réforme fiscale sur cinq ans. C’est ainsi qu’il a été entrepris la réforme de l’impôt sur les sociétés dans le cadre de la Loi de finances 2023, visant à unifier progressivement les taux appliqués aux entreprises pour atteindre les taux ciblés dans quatre ans.

Il y a eu, ensuite, la réforme de la TVA dans le cadre de la Loi de finances 2024, en harmonisant progressivement les taux pour les limiter à deux taux standards (20% et 10%) d’ici 2026.

Après, c’est la réforme de l’impôt sur le revenu dans le cadre de la Loi de finances 2025, en application des engagements du dialogue social d’avril 2024 visant à améliorer les salaires des fonctionnaires, salariés et retraités. Grâce à ces réformes, les recettes fiscales sont passées d’environ 199 milliards de dirhams en 2020 à environ 300 MMDH en 2024, soit une augmentation d’environ 100 MMDH (croissance annuelle moyenne supérieure à 11%) sans accroître la pression fiscale.

Les ressources ordinaires ont connu une amélioration significative sur la même période, avec une augmentation de plus de 143 MMDH, soit une croissance annuelle moyenne de 13%. Ces réalisations ont permis de réduire le déficit budgétaire de 7,1% du PIB en 2020 à 3,8% à fin 2024. Le taux d’endettement par rapport au PIB a également diminué, passant de 72,2% en 2020 à 67,7% en 2024.

«La situation financière au premier semestre 2025 confirme la poursuite de la dynamique positive de collecte des ressources, avec une exécution de la Loi de finances 2025 conforme aux prévisions, voire à un rythme supérieur, offrant des marges suffisantes pour mettre en œuvre les chantiers engagés, réduire le déficit budgétaire à 3,5% et ramener l’endettement à moins de 67% du PIB», note Aziz Akhannouch.

Ces réalisations ont permis au gouvernement d’améliorer les conditions sociales globales grâce à une panoplie d’actions visant à revaloriser le pouvoir d’achat des citoyens, garantir des soins de santé pour tous, une école de qualité et un logement décent.

«Les réalisations de ce gouvernement dans les domaines économique, social et financier ne sont qu’une étape dans le processus de développement et de modernisation conduit par SM le Roi». Ce processus s’inscrit dans «une vision claire visant à poser les bases d’une économie moderne et avancée, et à concrétiser notre ambition commune d’un projet sociétal durable, alliant efficacité économique et justice sociale».


L’État social en marche

Dès la prise de ses fonctions, le gouvernement a entamé la réforme de deux secteurs clés, la Santé et l’Éducation nationale. Le budget de la Santé est passé de 19,7 MMDH en 2021 à 32,6 MMDH en 2025, soit une augmentation de 65%. En parallèle, une enveloppe totale de plus de 85MMDH a été mobilisée pour 2025 pour le secteur de l’Éducation nationale, avec une programmation de 9,5 milliards supplémentaires par an jusqu’en 2027.

La mise en œuvre des engagements sociaux, dans le cadre du dialogue social désormais institutionnalisé, s’est traduite par des augmentations salariales significatives pour environ 4,25 millions de citoyens, dont 1,25million de fonctionnaires du secteur public et 3 millions de salariés du secteur privé, avec un coût financier total dépassant 45 MMDH d’ici 2026.

Sur un autre volet, la proportion de Marocains couverts par l’AMO de base est passée de 42,2% avant le lancement de ce grand chantier sociétal à 88% actuellement. Plus de 4 millions de ménages, soit plus de 11,4millions de citoyens, bénéficient du régime AMO-Tadamon, jusqu’à fin juin 2025.

Le programme de soutien social direct a bénéficié, à fin avril 2025, à environ 4 millions de ménages, soit environ 12 millions de personnes.