Au Royaume
E-police, la DGSN en plein dans la police de demain
La Sûreté nationale est entrée dans une forte dynamique de modernisation. Les efforts se poursuivent en se consolidant. Les moyens humains et matériels sont mobilisés pour relever les défis présents et à venir.
Dans sa stratégie tendant à honorer, efficacement, ses engagements d’œuvrer inlassablement pour la protection des personnes et des biens, la Direction générale de sûreté nationale (DGSN) a adopté une démarche de modernisation qui recouvre autant les moyens matériels qu’humains pour réunir les conditions de réussite de ces chantiers. D’année en année, la nouvelle approche se confirme en se consolidant. Et cela concerne autant les prestations que les infrastructures. On l’a vu l’année dernière et le processus déclenché promet qu’on avancera encore plus. C’est le cas, notamment, en ce qui concerne l’accélération du rythme de la délivrance et de la généralisation de la carte nationale d’identité électronique (CNIE), délivrée à tous les citoyens sans condition liée à l’âge. Qui plus est, elle leur permet de bénéficier en présentiel de services d’identification ou en ligne via la plateforme «Tiers de confiance national» et l’espace «identité numérique» développé par la DGSN.
Ainsi, pour la plateforme «Tiers de confiance national», basée sur la CNIE, il s’agit d’un mécanisme d’information développé par les services techniques de la Direction générale qui facilite aux citoyens d’accéder aux différents services fournis par les secteurs public et privé, de telle sorte à protéger les données à caractère personnel. Mais aussi permet au titulaire de cette nouvelle carte de s’identifier et de vérifier son identité et son utilisation dans les différentes opérations administratives et bancaires de manière instantanée, automatique et sécurisée auprès des prestataires de services. Et ce, que ce soit en présence physique en utilisant la carte dotée d’une puce électronique, ou en ligne grâce au système «Identité numérique» (IN).
Digitalisation en marche
Mais, on ne s’est pas arrêté en si bon milieu de chemin. En effet, en vue d’atteindre les objectifs escomptés, les services de la DGSN ont innové en développant l’application d’information «Mon identité numérique». Cette dernière étant téléchargeable sur les systèmes d’exploitation mobiles les plus utilisés au niveau national et permettant à tous les citoyens de créer, surveiller et exploiter leur identité au sein de l’espace numérique de manière sûre et personnelle, à partir des données contenues dans la CNIE. Mieux encore, cette application a été renforcée par le lancement du portail numérique dédié permettant aux citoyens de bénéficier des service d’IN en toute facilité et sans avoir à télécharger l’application sur les téléphones mobiles. Ceci sans omettre d’autres moyens visant davantage de proximité, dont on citera notamment le démarrage, en 2022, de l’exploitation de plusieurs unités mobiles de délivrance de la CNIE. Il s’agit, en fait, de véhicules dûment équipés de deux plateformes pour enregistrer les données d’identification des citoyens au profit de la population de certaines régions éloignées et des zones montagneuses. Une expérience qui, avec les succès engrangés, se poursuit dans une dynamique de généralisation.
D’autant plus que le chantier de l’ouverture de centres de proximité pour la réalisation de la CNIE suit son chemin et devra se consolider. Or, compte tenu des évolutions technologiques, la DGSN renforce l’option de la digitalisation du travail dans les services de la Sûreté nationale. Objectif : faciliter l’échange électronique et instantané des données et documents administratifs au niveau du territoire national pour davantage d’efficacité et d’efficience, mais aussi pour la rationalisation des dépenses en abandonnant progressivement les supports papier et en utilisant des techniques non coûteuses énergétiquement et non polluantes. Le processus est lancé et se poursuivra.
Renforts en RH
Maintenant, s’il est vrai que le corps de la Sûreté nationale compte bien des profils qui portent ce grand chantier de la modernisation, il n’en demeure pas moins que la DGSN tend à renforcer davantage ses Ressources humaines et dans plusieurs disciplines. La démonstration en a été donnée par la toute récente annonce d’une grande opération de recrutement. Il s’agit, en fait, de plus de 6.800 postes à pourvoir. Outre les lauréats habituels, émanant des universités de droit ou encore ayant bouclé le niveau secondaire, la palette compte d’autres profils.
La DGSN recrute en nombre des ingénieurs, notamment dans les filières de développement informatique, réseaux, mécanique, systèmes d’information, génie logiciel. Pour ces catégories, une trentaine de postes sont annoncés et les candidats qui seront pris auront directement accès au grade de commissaire principal.
C’est dire que l’arrimage est fait entre la mobilisation de toutes les ressources nécessaires, humaines et matérielles, pour répondre aux besoins immédiats, tout en anticipant sur ceux à venir.
Gérer au mieux la mobilité
Dans la lignée des efforts consentis en matière de modernisation, l’on ne peut ne pas citer l’apport qui sera celui de l’inauguration à Casablanca, courant 2022, du « Poste de commandement et de coordination » (PCC). Important levier pour le renforcement de la police de proximité, le PCC est une structure intégrée qui vise à accompagner la fluidité du transport et de la circulation au sein du pôle économique et urbain. Or, quand on sait que la densité de la mobilité dans la métropole, déjà intense et qui le sera d’avantage, l’on saisit l’importance de cette structure. Plus, ce PCC participera, aussi, à répondre aux appels de secours sur la ligne 19 et, partant, de gérer les interventions des éléments de la police sur la voie publique. Et ce, dans un cadre informatisé, opérationnel, unifié et intégré. C’est dire qu’on ne se contente pas de répondre aux besoins immédiats, mais que la stratégie s’inscrit dans l’anticipation des défis qui se profilent à l’horizon et qu’il faudra relever.