SUIVEZ-NOUS

Au Royaume

Défense : Les blindés «made in Morocco» en action

Dès 2026, des véhicules blindés produits localement devraient être déployés dans la profondeur marocaine de l’Afrique. La preuve par les projets en cours de réalisation. L’Inde pour commencer.

Publié le


Mis à jour le

Début novembre, Abdellatif Loudiyi, ministre délégué chargé de l’Administration de la défense nationale, révélait, à l’occasion de la discussion du budget sectoriel de l’Administration de la défense, que dix projets sont dans le pipe de l’industrie nationale de défense.

Lesquels projets devront mobiliser des investissements de l’ordre de 260 MDH. Avec à la clé la création de quelque 2.500 emplois. Outre la création d’emplois qualifiés, il est aussi question de transfert de know-how technologique indien. Qui plus est servirait de plateforme pour des exportations vers les marchés africains.


D’ores et déjà, quatre projets sont connus. Il s’agit d’un partenariat avec le turc Bakyar pour la production et la maintenance des drones, ainsi que le lancement de la ligne de production locale de drones SPY-X avec l’israélien Blue Bird Aero Systems, sans oublier la mise en place du centre Maintenance Aéro Maroc (MAM), voué à la maintenance lourde d’avions C-130 et F-16.

Toujours est-il que le projet qui avance le plus est celui du lancement de production de véhicules blindés WhAP avec l’indien Tata Advanced Systems, et dont l’usine a été inaugurée dans la zone industrielle de Berrechid en septembre dernier.

Étendue sur une superficie de 20.000 m2, l’unité dont les premières livraisons sont attendues pour les mois prochains dispose d’une capacité de production annuelle de 100 véhicules blindés marocains.

Projet structurant s’il en est, dès cette année, le taux d’intégration des composants au niveau local devrait être de 35% et devra, à terme, atteindre les 50%. Avec un effectif de lancement de 90 emplois directs et 250 emplois indirects, l’entité, indique-t-on, devra monter en puissance, pour en créer davantage.

Selon les termes du partenariat stratégique, signé en septembre 2024, l’usine de TASM devrait servir de plateforme régionale pour les exportations de véhicules «made in Morocco», vers l’Afrique.

Au regard des risques, le marché est à la fois prometteur et porteur, compte tenu des besoins pour faire face aux menaces qui planent notamment sur le Sahel. Et ce n’est que le début !