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Conflit au Moyen-Orient : Une cellule de suivi est créée entre le MEF et BAM

Pour Abdellatif Jouahri, la situation économique reste sous contrôle. L’inflation devrait être contenue et ne nécessiterait pas, à ce stade, des mesures drastiques, malgré les incertitudes liées au prix de l’énergie et aux tensions internationales.

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Cela fait 15 ans que le Maroc subit les conséquences des crises économiques et financières. Elles se suivent et ne se ressemblent pas. Pour les récentes, le gouvernement a pris les mesures nécessaires afin de maintenir le pouvoir d’achat, comme les aides financières, le dialogue social… Dans le même temps, il a veillé à la préservation des équilibres macroéconomiques.

«Même si le prix du pétrole atteint 120 dollars le baril, si le conflit au Moyen-Orient se prolonge, nous disposons toujours de la ligne de crédit modulable accordée par le FMI, que nous avons renouvelée en janvier dernier et que le Maroc peut utiliser sans conditions», assure Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib.

Il ajoute : «La situation reste sous contrôle, parce que nous avons accumulé assez d’expérience en matière de gestion de crises. D’ailleurs, une cellule a été créée entre le ministère de l’Économie et des finances (MEF) et Bank Al-Maghrib pour le suivi de l’évolution de la situation.

Le wali reste néanmoins certain de la trajectoire de l’inflation qui ne devrait rester loin de la cible de 2%, d’ici au prochain Conseil, en juin de cette année. Pour lui, «on ne devrait pas atteindre des chiffres faramineux qui nécessiteraient des mesures draconiennes». En tout cas, la situation est suivie de manière minutieuse, mois par mois, et les décisions seront prises en fonction de l’évolution.